Création du Christ couronné d’épines 1399 (≈ 1399)
Sculpture de Claus Sluter pour Champmol.
1832
Fondation du musée
Fondation du musée 1832 (≈ 1832)
Création par la Commission des Antiquités de la Côte-d’Or.
1934
Installation dans l’abbaye
Installation dans l’abbaye 1934 (≈ 1934)
Transfert dans l’ancien dortoir des Bénédictins.
1955
Municipalisation
Municipalisation 1955 (≈ 1955)
Passage sous gestion de la ville de Dijon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Claus Sluter - Sculpteur
Auteur du *Christ couronné d’épines* (1399).
Origine et histoire
Le musée archéologique de Dijon, fondé en 1832, est dédié à l’archéologie bourguignonne, couvrant la Préhistoire, la Protohistoire, la Gaule romaine et le Moyen Âge. Il est labellisé Musée de France et abrite des collections sur l’art paléochrétien, l’art sacré et l’architecture chrétienne. Depuis 1934, il occupe l’aile principale de l’abbaye Saint-Bénigne (VIe siècle), dans l’ancien dortoir des Bénédictins.
Les origines du musée remontent à la fin du XVIIIe siècle, portées par des sociétés savantes comme l’Académie de Dijon et la Commission des Antiquités de la Côte-d’Or (CACO, 1832). Ces érudits menaient des fouilles (Alésia, Vertault, Les Bolards) et conservaient des objets issus de monuments détruits, comme le castrum de Dijon ou l’abbaye Saint-Bénigne. Initialement installé à l’hôtel Rolin (archives départementales), le musée déménage au palais des États sous le Second Empire, avant de s’établir définitivement dans l’abbaye en 1934.
Les collections, enrichies par des découvertes récentes, s’organisent sur trois niveaux : les salles romanes (niveau 0) exposent des vestiges gallo-romains (ex-voto de Sequana, stèles du castrum dijonnais) ; l’ancien dortoir (niveau 1) présente des sculptures médiévales, dont le Christ couronné d’épines de Claus Sluter (1399) ; les salles du XVIIe siècle (niveau 2) abritent des objets préhistoriques et mérovingiens, comme le trésor de Blanot ou des fibules burgondes. Le musée illustre ainsi l’évolution culturelle de la Bourgogne, de la Préhistoire au Moyen Âge.
Le Christ couronné d’épines, fragment d’un crucifix en pierre calcaire érigé en 1399 à la chartreuse de Champmol, est l’une des pièces maîtresses. Retiré avant la Révolution, il fut redécouvert au XIXe siècle dans un mur dijonnais. Ce buste, attribué à Claus Sluter, témoigne de l’art sacré bourguignon et des liens entre le musée et le patrimoine local, notamment les abbayes et sites archéologiques majeurs comme Alésia ou les sources de la Seine.
Le musée, municipalisé en 1955, s’est développé grâce à des fouilles et acquisitions, devenant un lieu de référence pour l’archéologie régionale. Ses collections proviennent de sites emblématiques (Mâlain, Moutiers-Saint-Jean, Curtil-Saint-Seine) et couvrent des périodes clés, comme l’âge du bronze (trésor de Blanot) ou l’époque mérovingienne (armes de guerriers francs). L’ancrage dans l’abbaye Saint-Bénigne, monument historique à part entière, renforce son rôle de conservatoire de la mémoire bourguignonne.
Aujourd’hui, le musée archéologique de Dijon met en valeur des témoignages matériels des cultures successives en Bourgogne-Franche-Comté. Ses espaces, du dortoir gothique aux salles du XVIIe siècle, offrent un parcours chronologique unique, tout en soulignant l’importance des sociétés savantes dans la préservation du patrimoine depuis le XIXe siècle.
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