Construction de l’hôtel de la Couronne fin XVe siècle (≈ 1595)
Bâtiment Renaissance pour un marchand lyonnais.
1604
Achat par le Consulat de Lyon
Achat par le Consulat de Lyon 1604 (≈ 1604)
Siège des échevins jusqu’en 1646.
1643
Consécration de Lyon à Notre-Dame
Consécration de Lyon à Notre-Dame 1643 (≈ 1643)
Vœu annuel de procession à Fourvière.
1957
Don du Crédit lyonnais à la ville
Don du Crédit lyonnais à la ville 1957 (≈ 1957)
L’hôtel redevient propriété publique.
18 décembre 1964
Ouverture du musée de l’Imprimerie
Ouverture du musée de l’Imprimerie 18 décembre 1964 (≈ 1964)
Fondé par Maurice Audin et Henri-Jean Martin.
1988
Installation d’un atelier d’imprimerie
Installation d’un atelier d’imprimerie 1988 (≈ 1988)
Démonstrations publiques de techniques anciennes.
2014
Rénovation des 50 ans
Rénovation des 50 ans 2014 (≈ 2014)
Nouveau logo, parcours simplifié, cartels bilingues.
2018
Restauration de la cour
Restauration de la cour 2018 (≈ 2018)
Travaux sur façade et escalier classé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2025–2027
Restauration majeure prévue
Restauration majeure prévue 2025–2027 (≈ 2026)
Budget de 5,4 millions d’euros.
Personnages clés
Maurice Audin - Imprimeur et cofondateur du musée
Créa la collection et dirigea le musée (1964–1975).
Henri-Jean Martin - Historien du livre
Cofondateur du musée en 1964.
André Jammes - Bibliophile et libraire
Contribua à la fondation du musée.
Alan Marshall - Directeur (2002–2015)
Modernisa la muséographie en 2014.
Joseph Belletante - Directeur depuis 2015
Commissaire d’expositions temporaires.
Louis Pradel - Maire de Lyon (1957–1976)
Inaugura le musée en 1964.
Origine et histoire
Le musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique a été fondé en 1964 à Lyon, dans l’hôtel de la Couronne, un édifice Renaissance datant de la fin du XVe siècle. À l’origine, ce bâtiment abritait des marchands lyonnais avant de devenir, en 1604, le siège du Consulat (échevins et prévôt des marchands). Il fut le lieu de réceptions royales, comme celles de Louis XIII entre 1618 et 1642, et de la consécration de Lyon à Notre-Dame en 1643. Vendue en 1646, la demeure redevint un entrepôt marchand jusqu’à son rachat par la ville en 1957, grâce au don du Crédit lyonnais.
Le musée fut inauguré en 1964 sous l’impulsion de Maurice Audin, imprimeur et collectionneur, cofondateur avec l’historien Henri-Jean Martin et le bibliophile André Jammes. Installé dans un hôtel historique, il présente des collections allant des incunables aux techniques modernes, incluant presses, caractères typographiques et estampes. En 1988, un atelier d’imprimerie fonctionnel y fut intégré, permettant des démonstrations publiques de techniques ancestrales comme la typographie ou la reliure.
En 2014, pour son 50e anniversaire, le musée modernisa sa muséographie : simplification des parcours, cartels bilingues, et création d’un logo évoquant les filets typographiques. Dirigé successivement par Alan Marshall (2002–2015) puis Joseph Belletante, il organise des expositions temporaires (bande dessinée, Andy Warhol) et prépare une restauration majeure en 2025–2027, financée par la Ville de Lyon et l’État. Son rôle est de valoriser le patrimoine graphique, de Gutenberg à l’ère numérique, dans un bâtiment classé témoignant de l’âge d’or lyonnais.
L’hôtel de la Couronne, cœur du musée, illustre l’architecture Renaissance lyonnaise. Construit pour un marchand à la fin du XVe siècle, il symbolise le dynamisme économique de Lyon durant les guerres d’Italie. Ses murs ont abrité des institutions municipales avant de revenir à une vocation marchande, puis culturelle. La cour, restaurée en 2018, et un escalier à vis classé ont retrouvé leur élégance d’origine, tandis que les collections du musée – livres anciens, outils d’imprimerie, affiches – couvrent cinq siècles d’innovation graphique.
Depuis 1994, le musée est pôle associé de la Bibliothèque nationale de France pour l’histoire du livre, et contribue à l’Institut d’Histoire du Livre depuis 2001. Labellisé Musée de France en 2005, il met en avant le rôle clé de Lyon dans l’imprimerie renaissante, avec des fonds allant des incunables aux créations contemporaines. Ses expositions, comme L’Odyssée des livres sauvés (2019), et ses ateliers (calligraphie, sérigraphie) en font un lieu vivant, à la croisée du patrimoine et de la création.
Le musée bénéficie du soutien actif de son association des Amis, qui enrichit ses collections et organise des conférences. Ses 9 sections permanentes, repensées en 2014, offrent un parcours chronologique et thématique, tandis que des expositions temporaires explorent des aspects variés des arts graphiques. Desservi par le métro (station Cordeliers), il attire aussi bien les chercheurs que le grand public, soucieux de découvrir l’héritage matériel et immatériel de l’imprimé.
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