Création du *Kriegsmuseum* 1875 (≈ 1875)
Fondation par V. Erpeldinger à Gravelotte.
1908
Transfert à l’Association allemande
Transfert à l’Association allemande 1908 (≈ 1908)
Gestion des tombes et mémoire germanique.
1918
Séquestre et cession à Gravelotte
Séquestre et cession à Gravelotte 1918 (≈ 1918)
Passage sous administration française.
1944
Pillages et bombardements
Pillages et bombardements 1944 (≈ 1944)
Dégâts majeurs pendant la Libération.
1996
Reprise par le Département
Reprise par le Département 1996 (≈ 1996)
Création de la conservation départementale.
2008
Ouverture du nouveau musée
Ouverture du nouveau musée 2008 (≈ 2008)
Bâtiment conçu par Bruno Madère.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Victor Erpeldinger - Fondateur du *Kriegsmuseum*
Originaire de Metz, initie le musée en 1875.
Bruno Madère - Architecte du musée actuel
Conçoit le bâtiment brutaliste en 2008.
Pierre Verger - Muséographe
Responsable de la scénographie en 2008.
Origine et histoire
Le musée trouve son origine en 1875, quand Victor Erpeldinger, de Metz, aménage un Kriegsmuseum à Gravelotte sur l’emplacement actuel. Ce projet naît dans le contexte de l’Annexion de l’Alsace-Moselle à l’Empire allemand (1871-1918). En 1908, la propriété est transférée à l’Association allemande pour l’entretien des tombes, reflétant la mémoire germanique de la guerre. Après 1918, le musée est placé sous séquestre puis cédé à la commune de Gravelotte, marquant son passage sous administration française.
Entre 1944 et 1958, le musée subit pillages et dégradations : les bombardements de septembre à novembre 1944 détruisent partiellement le village et dispersent les collections. En 1958, un nouveau musée ouvre, mais le manque de moyens de la commune entraîne une lente détérioration. La situation s’améliore en 1992, quand le Parc Naturel Régional de Lorraine crée un syndicat intercommunal pour gérer trois musées, dont celui de Gravelotte, permettant le recrutement d’un conservateur.
En 1996, le Département de la Moselle reprend la gestion des musées via une conservation départementale. Le projet scientifique et culturel, validé en 2003, aboutit à la construction d’un nouveau bâtiment en 2008, signé par l’architecte Bruno Madère. Ce musée brutaliste, entouré de laiton évoquant l’armement, abrite aujourd’hui 6 000 objets : uniformes, armes, archives, peintures (dont des fragments du Panorama de Rezonville) et estampes d’Auguste Lançon. Les collections s’enrichissent grâce à des dépôts, comme ceux du musée de Mars-la-Tour ou des musées de Metz.
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