Création du musée 1694 (≈ 1694)
Legs de l’abbé Boisot, premier musée public français.
1793
Enrichissement révolutionnaire
Enrichissement révolutionnaire 1793 (≈ 1793)
Confiscations ajoutées aux collections existantes.
1819
Legs de Pierre-Adrien Pâris
Legs de Pierre-Adrien Pâris 1819 (≈ 1819)
38 peintures et 183 dessins, dont Fragonard.
1843
Installation dans la halle aux grains
Installation dans la halle aux grains 1843 (≈ 1843)
Bâtiment conçu par Pierre Marnotte.
1894
Legs de Jean Gigoux
Legs de Jean Gigoux 1894 (≈ 1894)
460 tableaux et 3 000 dessins.
1960
Donation George Besson
Donation George Besson 1960 (≈ 1960)
112 tableaux et 220 dessins modernes.
1967-1970
Réaménagement par Louis Miquel
Réaménagement par Louis Miquel 1967-1970 (≈ 1969)
Structure en béton ajoutée dans la cour.
2015-2018
Rénovation et agrandissement
Rénovation et agrandissement 2015-2018 (≈ 2017)
Inauguration par Emmanuel Macron en 2018.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jean-Baptiste Boisot - Abbé et collectionneur
Fonda le musée en 1694 par son legs.
Pierre Marnotte - Architecte
Conçut la halle aux grains (1834-1842).
Pierre-Adrien Pâris - Architecte du roi
Dona 38 peintures et 183 dessins en 1819.
Jean Gigoux - Peintre et collectionneur
Legs de 460 tableaux en 1894.
George Besson - Critique d’art
Dona 112 tableaux modernes en 1960.
Louis Miquel - Architecte, élève de Le Corbusier
Réaménagea le musée (1967-1970).
Adelfo Scaranello - Architecte bisontin
Dirigea la rénovation de 2015-2018.
Origine et histoire
Le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon trouve son origine en 1694, lorsque l’abbé Jean-Baptiste Boisot lègue ses collections (manuscrits, livres, médailles, tableaux et bustes) aux Bénédictins de Saint-Vincent, à condition qu’elles soient accessibles au public deux fois par semaine. Cette « bibliothèque-musée Boisot » devient ainsi le premier musée public de France, près d’un siècle avant le Louvre. Fréquenté tout au long du XVIIIe siècle, il s’enrichit après la Révolution grâce aux confiscations d’œuvres.
En 1819, l’architecte Pierre-Adrien Pâris lègue 38 peintures et 183 dessins, dont des œuvres de Fragonard. En 1894, le legs de Jean Gigoux apporte plus de 3 000 dessins et 460 tableaux, couvrant les écoles européennes. Enfin, en 1960, George Besson et son épouse offrent 112 tableaux et 220 dessins modernes, consolidant la réputation du musée. Ces donations successives ont façonné ses collections éclectiques, allant de l’égyptologie à l’art contemporain.
Installé en 1843 dans l’ancienne halle aux grains conçue par Pierre Marnotte, le musée occupe aujourd’hui un bâtiment emblématique de la place de la Révolution. Réaménagé en 1967-1970 par Louis Miquel, élève de Le Corbusier, il subit une rénovation majeure entre 2015 et 2018, dirigée par Adelfo Scaranello. Inauguré par Emmanuel Macron en novembre 2018, il attire désormais plus de 100 000 visiteurs par an.
Les collections archéologiques incluent des pièces égyptiennes rares, comme les momies de Séramon et Ânkhpakhéred, ainsi que des objets gallo-romains, dont le célèbre Taureau d’Avrigney. La peinture européenne, du XIVe au XXe siècle, est représentée par des maîtres italiens (Bellini, Bronzino), flamands (Rubens, Brueghel) et français (Courbet, Rodin). Le cabinet des dessins, avec plus de 5 500 pièces, compte parmi les plus riches de France.
Le musée illustre aussi l’histoire locale, avec des œuvres comme le buste d’Helvetia de Courbet, symbole de son exil suisse. Les sculptures, du Moyen Âge au XIXe siècle, complètent ce panorama artistique. Classé Musée de France, il allie patrimoine historique et modernité, grâce à des aménagements audacieux, comme la structure en béton de Miquel ou la verrière contemporaine.
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Collection
Les collections du musée sont essentiellement le fruit de quatre grandes donations. L'abbé Boisot lègue en 1694 sa collection (manuscrits, livres imprimés, médailles, onze tableaux et quatre bustes provenant de la famille Granvelle : Nicolas Perrenot de Granvelle et son fils Antoine Perrenot de Granvelle) à son couvent bénédictin de la ville (Saint-Vincent), à condition que ces collections soient accessibles au public deux fois par semaine.
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