Crédit photo : Arnaud Fafournoux - Sous licence Creative Commons
34970 Lattes, 390 Avenue de Pérols
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
1963
Découverte du site
Découverte du site 1963 (≈ 1963)
Fouilles initiées par Henri Prades après un défonçage agricole.
1974
Acquisition du site
Acquisition du site 1974 (≈ 1974)
État et commune deviennent propriétaires du gisement.
1986
Inauguration du musée
Inauguration du musée 1986 (≈ 1986)
Ouverture dans l’ancien Mas Saint-Sauveur.
2002
Label « musée de France »
Label « musée de France » 2002 (≈ 2002)
Reconnaissance officielle par le ministère.
2006
Transfert de gestion
Transfert de gestion 2006 (≈ 2006)
Passage à la communauté d’agglomération de Montpellier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2026 (prévu)
Fin des travaux de réhabilitation
Fin des travaux de réhabilitation 2026 (prévu) (≈ 2026)
Modernisation du musée et du site.
Personnages clés
Henri Prades - Archéologue
Initiateur des fouilles et éponyme du musée.
Frédéric Bazille - Peintre
Ancien propriétaire du Mas Saint-Sauveur.
Joseph Massota - Architecte
Concepteur du bâtiment du musée.
Origine et histoire du Musée Henri-Prades
Le musée archéologique Henri-Prades est né de la découverte fortuite du site de Lattara en 1963, lors de travaux agricoles. Les premières fouilles, menées par Henri Prades et le Groupe archéologique Painlevé, révélèrent un gisement majeur pour l’étude des civilisations gauloise méridionale et gallo-romaine. La mobilisation des pouvoirs publics (État, région Languedoc-Roussillon, département de l’Hérault et commune de Lattes) aboutit en 1974 à l’acquisition du site et à la création d’un centre archéologique intégré dans l’ancien Mas Saint-Sauveur, une ferme ayant appartenu au XIXe siècle à la famille du peintre Frédéric Bazille.
Le musée, inauguré en 1986, fut d’abord classé puis labellisé « musée de France » en 2002. Installé dans un bâtiment conçu par l’architecte Joseph Massota, il conserve une fontaine dédiée à Bazille et expose des collections issues des fouilles de Lattara, couvrant 7 siècles d’histoire (VIe siècle av. J.-C. – IIIe siècle apr. J.-C.). Les objets présentés illustrent les échanges avec les Étrusques et les Grecs de Marseille, la vie quotidienne, les croyances et l’artisanat local, comme la tabletterie ou la métallurgie. Depuis 2006, le musée est géré par la communauté d’agglomération de Montpellier.
Le site de Lattara, ancien port lagunaire sur le delta du Lez, fut un carrefour commercial majeur entre Gaulois, Étrusques et Massaliotes. Les collections permanentes retracent son évolution, des premières amphores étrusques (VIe siècle av. J.-C.) à la romanisation (Ier siècle apr. J.-C.), en passant par des stèles funéraires et des statues comme le guerrier de Lattes. Le musée participe aussi au réseau « Iron Age Europe », aux côtés d’institutions suisses ou allemandes, pour valoriser l’âge du Fer en Europe.
Un projet de réhabilitation, prévu pour 2026, vise à moderniser les espaces avec un belvédère, des outils de réalité virtuelle, et un parc archéologique planté d’essences antiques. Les réserves, installées dans une ancienne cave (cave Bonnier), stockent le mobilier issu des fouilles, tandis que les expositions temporaires abordent des thèmes variés, comme « Les Étrusques en toutes lettres » (2015) ou « La navigation lagunaire » (2018). Le musée reste un acteur clé pour la recherche, avec un centre de documentation et des laboratoires sur place.