Fondation du prieuré 1059 (≈ 1059)
Création par les moines de Cluny.
1954
Don initial de Gautron du Coudray
Don initial de Gautron du Coudray 1954 (≈ 1954)
Collections offertes à la ville.
1966
Statut municipal
Statut municipal 1966 (≈ 1966)
Le musée devient officiel.
1980
Nomination d’un conservateur
Nomination d’un conservateur 1980 (≈ 1980)
Gestion professionnelle des collections.
1982
Attribution du mobilier archéologique
Attribution du mobilier archéologique 1982 (≈ 1982)
Fouilles du prieuré intégrées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Victor Gautron du Coudray - Poète et érudit nivernais
Donateur des premières collections en 1954.
Alfredo Pina - Sculpteur, praticien de Rodin
Atelier partiellement conservé au musée.
Origine et histoire
En 1954, Victor Gautron du Coudray, poète et érudit nivernais, lègue une partie de ses collections à la ville de La Charité-sur-Loire. Ces dons, enrichis par des legs ultérieurs, forment le noyau initial du futur musée. En 1966, l’institution devient officiellement municipale, et un conservateur est nommé en 1980 pour gérer les collections croissantes.
En 1982, le musée se voit attribuer un mobilier archéologique issu des fouilles du prieuré de La Charité, fondé en 1059 par les moines de Cluny. Ces découvertes, incluant céramiques, décors architecturaux et objets de la vie monastique médiévale, permettent de reconstituer le quotidien d’un grand établissement religieux. Les collections s’enrichissent régulièrement grâce aux campagnes archéologiques menées avant la réhabilitation du prieuré.
Le musée abrite également des œuvres d’art nouveau et art déco, comme des verreries signées Lalique, Daum ou Gallé, ainsi que des porcelaines de Sèvres. Une salle est dédiée aux tailleurs de limes et de râpes, activité locale florissante entre le milieu du XIXe et le XXe siècle. Enfin, l’atelier du sculpteur Alfredo Pina, praticien de Rodin, y est partiellement conservé, ajoutant une dimension artistique majeure.
Installé dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle, le musée bénéficie du label Musée de France. Ses atouts résident dans la diversité de ses collections : archéologie médiévale, beaux-arts, ethnologie locale et archives historiques. Le mobilier issu de l’église Saint-Laurent et du cimetière des moines offre un éclairage unique sur la vie monastique au Moyen Âge.