Naissance du projet 1945 (≈ 1945)
Idée lancée par Georges-Henri Rivière et Michel de Boüard.
1er novembre 1946
Création officielle
Création officielle 1er novembre 1946 (≈ 1946)
Vote par le maire Yves Guillou.
1963
Ouverture au public
Ouverture au public 1963 (≈ 1963)
Installation dans le logis des gouverneurs.
1968
Extension à l'archéologie
Extension à l'archéologie 1968 (≈ 1968)
Ouverture d’une salle dédiée.
1983
Dépôt des collections des Antiquaires
Dépôt des collections des Antiquaires 1983 (≈ 1983)
Enrichissement majeur des fonds archéologiques.
2004
Inauguration des salles du rempart
Inauguration des salles du rempart 2004 (≈ 2004)
Nouvel espace d’exposition moderne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de l'Université : l'ancienne bibliothèque des sciences, en totalité, et les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments de l'université prévus sur le plan masse de Bernard, tels qu'ils figurent en rouge sur le plan annexé à l'arrêté ; le portique central avec sa galerie vitrée ; la grande cour d'honneur et l'esplanade avec la sculpture Le Phénix de Louis Leygue ; les intérieurs suivants : Aula Magna : le grand hall, l'amphithéâtre Pierre-Daure, la salle du conseil de l'université ; amphithéâtre Jules-Dumont-d'Urville ; bâtiment droit-lettres : l'escalier d'accès, le grand hall de droit dit " salle des pas perdus ", l'amphithéâtre Jacques-Héron, le bureau dit " du doyen " situé au premier étage, la grande salle de lecture de la bibliothèque du premier étage et les peintures murales d'Yvonne Guégan ; bâtiment des sciences (ancien) : le hall d'accès avec son escalier (cad. HD 3) :classement par arrêté du 15 mai 2012
Personnages clés
Georges-Henri Rivière - Initiateur du projet
Fondateur du musée national des Arts et Traditions populaires.
Michel de Boüard - Premier directeur (1946-1982)
Professeur d’histoire, archéologue et collecteur des premières pièces.
Yves Guillou - Maire de Caen en 1946
A voté la création du musée.
Jean Merlet - Architecte en chef
A restauré le logis des gouverneurs.
Origine et histoire
Le musée de Normandie est créé en 1946 à l'initiative de Georges-Henri Rivière, fondateur du musée national des Arts et Traditions populaires à Paris. L'idée naît en 1945 lors d'une visite à Caen, alors en ruines après la Seconde Guerre mondiale, en présence de Michel de Boüard, professeur d'histoire à l'université de Caen, et Jean Vergnet-Ruiz, inspecteur général des musées. Le projet est validé par le maire Yves Guillou, mais le musée n'a alors ni lieu d'exposition ni collections. Pendant vingt ans, Michel de Boüard, nommé directeur, collecte des témoignages des traditions rurales normandes avec une petite équipe, tandis que les objets sont entreposés dans un baraquement près de l’église Saint-Étienne-le-Vieux.
Initialement prévu dans l’abbaye aux Hommes, le musée s’installe finalement dans le logis des gouverneurs du château de Caen, un édifice médiéval remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles. Restauré par l’architecte Jean Merlet, le bâtiment ouvre officiellement au public en décembre 1963. À ses débuts, le musée est principalement dédié à l’ethnographie, avec des objets du XIXe siècle. Une salle archéologique est ajoutée en 1968, enrichie par les fouilles menées dans le Calvados, notamment celles dirigées par Michel de Boüard dans l’enceinte même du château.
Les collections s’enrichissent considérablement en 1983 avec le dépôt d’une grande partie des objets de la Société des antiquaires de Normandie, sauvés après les bombardements de 1944. Ce fonds inclut des pièces archéologiques datant du XIXe siècle, un médaillier de 6 000 monnaies, et une collection majeure de papier-monnaie révolutionnaire. Le musée évolue vers une approche pluridisciplinaire, intégrant archéologie, ethnologie et histoire, avec des expositions temporaires dynamiques à partir des années 1980. En 2004, les « salles du rempart », aménagées dans une terrasse d’artillerie du XVIIe siècle, deviennent un espace moderne pour les expositions, révélant aussi des vestiges médiévaux comme une forge et une maison du XIVe siècle.
Le musée de Normandie se distingue par ses collections variées, couvrant la Préhistoire (outils en silex, parures néolithiques), l’Antiquité (statue de la déesse-mère de Saint-Aubin-sur-Mer, mosaïques gallo-romaines), le Moyen Âge (sépulture du chef forgeron d’Hérouvillette, fibules mérovingiennes), et les périodes modernes et contemporaines (armoires normandes, outils agricoles, costumes traditionnels). Il met en valeur des savoir-faire locaux comme la poterie, la métallurgie, la dentelle d’Alençon, et la fabrication du cidre. Son parcours muséographique, régulièrement mis à jour, intègre les découvertes archéologiques récentes, comme le lingot de plomb gallo-romain trouvé en 2021 au large de Courseulles.
Depuis sa création, le musée joue un rôle actif dans la recherche, avec un laboratoire de restauration ouvert en 1980 et des réserves accessibles aux chercheurs. Il développe aussi une politique pédagogique ambitieuse, proposant des outils pour les écoles, des parcours thématiques, et des animations. La fréquentation culmine en 2013 avec plus de 150 000 visiteurs, avant de décliner. Le musée reste un acteur clé du patrimoine normand, membre du réseau des musées de Normandie et partenaire de la Société des antiquaires de Normandie, tout en prêtant régulièrement ses collections pour des expositions en France et à l’étranger.
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