Ouverture du premier musée public 1750 (≈ 1750)
Exposition des *Tableaux du Roy*, préfigurant le Louvre.
1803
Réouverture sous Napoléon
Réouverture sous Napoléon 1803 (≈ 1803)
Création du second musée du Luxembourg.
1818
Musée des artistes vivants
Musée des artistes vivants 1818 (≈ 1818)
Premier musée d’art contemporain en Europe.
1886
Transfert dans l’aile actuelle
Transfert dans l’aile actuelle 1886 (≈ 1886)
Inauguration du bâtiment perpendiculaire à l’orangerie.
1937
Fermeture pour transfert
Fermeture pour transfert 1937 (≈ 1937)
Remplacé par le Palais de Tokyo.
2000
Renaissance sous le Sénat
Renaissance sous le Sénat 2000 (≈ 2000)
Nouvelle vocation d’expositions thématiques.
2010
Rénovation et nouvelle gestion
Rénovation et nouvelle gestion 2010 (≈ 2010)
Confié à la Réunion des musées nationaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Étienne La Font de Saint-Yenne - Critique d’art
Initiateur de l’exposition de 1750.
Le Normant de Tournehem - Directeur des Bâtiments du roi
Organisa la première galerie publique.
Louis XVIII - Roi de France
Créa le musée des artistes vivants en 1818.
Gustave Caillebotte - Peintre et mécène
Légua sa collection impressionniste en 1894.
Alphonse de Gisors - Architecte
Conçut l’aile actuelle en 1839.
Shigeru Ban - Architecte
Rénovation des espaces en 2012.
Origine et histoire
Le musée du Luxembourg est un lieu d'exposition d'art installé dans une aile du palais du Luxembourg, à Paris, dans le 6e arrondissement. Depuis 2000, il est placé sous la tutelle du Sénat français et se consacre à des expositions artistiques thématiques, en lien avec l’histoire du lieu : « la Renaissance en Europe », « Art et pouvoir » et « le Palais, le Jardin et le Musée : le Luxembourg au cœur de Paris, capitale des arts ». Son emplacement actuel, adjacent à l’orangerie et ouvert sur le jardin du Luxembourg, date de la fin du XIXe siècle.
L’histoire du musée remonte à 1750, lorsqu’il devint, avec l’exposition des Tableaux du Roy, le premier musée des beaux-arts ouvert au public en France, préfigurant le musée du Louvre. Fermé en 1780, il rouvrit en 1803 sous Napoléon, avant de se spécialiser en 1818 dans l’art contemporain, devenant le premier musée de ce type en Europe. Il abritait alors des œuvres d’artistes vivants comme David, Ingres ou Delacroix, transférées au Louvre dix ans après leur mort.
Au XIXe siècle, le musée évolua vers une vocation moderne, accueillant des courants comme l’impressionnisme grâce à des legs (Caillebotte, Moreau-Nélaton) et des acquisitions (Manet, Monet). En 1886, il fut transféré dans une aile perpendiculaire à l’orangerie, conçue par Alphonse de Gisors. En 1937, il céda sa place au Palais des musées d’art moderne (actuel musée d’Art moderne de Paris), avant de renaître en 1979 avec des expositions régionales, puis en 2000 sous l’égide du Sénat.
Depuis 2010, le musée est géré par la Réunion des musées nationaux et a été rénové par les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines. Ses expositions récentes explorent des thèmes variés, de la Renaissance (Cranach, Botticelli) à l’art moderne (Picasso, Mucha), en passant par des figures historiques comme Joséphine ou les Tudors. Le lieu reste un acteur clé de la vie culturelle parisienne, mêlant patrimoine et innovation.
Le musée a accueilli des expositions majeures comme Raphaël : Grâce et Beauté (2001, 350 000 visiteurs) ou Modigliani (2002, 570 000 visiteurs), produites initialement par la société SVO Art. Depuis 2012, sa programmation s’appuie sur trois axes historiques, tout en intégrant des œuvres contemporaines, comme en témoignent les expositions Pionnières (2022) ou Tarsila do Amaral (prévue en 2024).
Proposer une modification
Collection
Depuis 2000, cette institution culturelle est placée sous la tutelle du Sénat français, qui siège dans le reste du palais. Sa vocation actuelle est de présenter périodiquement des expositions artistiques thématiques et originales.