Première découverte des sépultures années 1880 (≈ 1880)
Découverte fortuite avant les fouilles.
1952
Début des fouilles archéologiques
Début des fouilles archéologiques 1952 (≈ 1952)
Lancées lors d’un chemin de croix.
1ᵉʳ décembre 2016
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1ᵉʳ décembre 2016 (≈ 2016)
Protection de l’ensemble du site.
3 décembre 2021
Classement des éléments mérovingiens
Classement des éléments mérovingiens 3 décembre 2021 (≈ 2021)
Protection renforcée des tombes et vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, l'ensemble des tombes découvertes, le fanum, le puits votif et les vestiges enfouis avec le sol de la parcelle sur laquelle ils se situent, ainsi que le calvaire, les stations du chemin de croix et la chapelle Sainte-Barbe, tels que représentés sur le plan annexé à l'arrêté (cad. 8 152) : inscription par arrêté du 1er décembre 2016 ; L'ensemble des tombes découvertes, le fanum, le puits votif, les vestiges enfouis, avec le sol de la parcelle qui les contient, en totalité, constituant le site de la nécropole mérovingienne, à l'exclusion du calvaire, des 13 stations du chemin de croix, de la chapelle Sainte-Barbe et du portail d'entrée, situé au lieu-dit "Bois de Butte", sur la parcelle n° 152 figurant au cadastre section 8, tel que délimité sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 3 décembre 2021
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique cité
Les sources ne mentionnent aucun acteur.
Origine et histoire
La nécropole mérovingienne d'Audun-le-Tiche est un site archéologique majeur du VIIe siècle, situé dans le Bois de Butte, à proximité du vicus antique Aquaeductus. Elle s'étend sur environ 700 m2 et se distingue par ses 250 tombes, dont 201 fouillées, révélant des typologies variées : pleine terre, sarcophages, et surtout des tombes maçonnées – une particularité rare. Ces dernières ont été construites avec des moellons gallo-romains réutilisés, provenant notamment d’un fanum (sanctuaire) adjacent daté des Ier-IVe siècles. Ce fanum, dédié à un culte païen, a probablement servi de carrière de pierres pour les sépultures chrétiennes ultérieures.
Les premières sépultures ont été découvertes fortuitement dans les années 1880, mais les fouilles systématiques n’ont débuté qu’en 1952, lors de l’aménagement d’un chemin de croix sur la colline. L’activité minière locale a cependant causé la destruction de plusieurs tombes avant leur étude. Le site, qui comprend aussi un puits votif et des vestiges enfouis, a été inscrit aux monuments historiques en 2016, puis partiellement classé en 2021 pour ses éléments mérovingiens. Son organisation en « cimetière à alignements » et la réutilisation de matériaux antiques en font un témoignage unique des pratiques funéraires entre Antiquité tardive et Haut Moyen Âge.
Le contexte historique révèle une continuité d’occupation du site : le fanum gallo-romain, actif jusqu’au IVe siècle, a cédé la place à une nécropole chrétienne au VIIe siècle, illustrant la transition religieuse et culturelle de la région. La présence du calvaire, des stations du chemin de croix et de la chapelle Sainte-Barbe (exclue du classement de 2021) souligne la réappropriation médiévale et moderne de ce lieu chargé d’histoire. Les fouilles ont également mis au jour des éléments sculptés réemployés, confirmant le lien entre les deux périodes.
Audun-le-Tiche, intégrée à la Communauté de communes du Pays Haut Val d’Alzette, tire son nom du latin médiéval Aquaeductus, évoquant peut-être un ancien système hydraulique romain. La nécropole, propriété de la commune, est aujourd’hui un site protégé, bien que sa localisation précise (27 rue Lorraine) et son accessibilité restent partiellement documentées. Les sources disponibles (Wikipedia, base Mérimée) insistent sur son caractère exceptionnel pour l’étude des pratiques funéraires mérovingiennes en Lorraine.
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