Période de construction 750-450 av. J.-C. (≈ 600 av. J.-C.)
Âge du fer, premier âge
1856-1857
Première étude archéologique
Première étude archéologique 1856-1857 (≈ 1857)
Publication par Prosper Vatin
3 mars 1989
Classement monument historique
Classement monument historique 3 mars 1989 (≈ 1989)
Protection officielle du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Nécropole de tumulus protohistorique (cad. 41 24 ; 42 26) : classement par arrêté du 3 mars 1989
Personnages clés
Prosper Vatin - Archéologue et historien
A étudié les monuments funéraires
Origine et histoire
La nécropole de tumulus protohistorique de Mussig est un site archéologique majeur de l’âge du fer (750 à 450 av. J.-C.), situé dans le Bas-Rhin, à 500 mètres à l’ouest du village, entre la digue de l’Ill et le Brücklisgraben. Composée de 37 à 55 tertres répartis en deux groupes, elle compte parmi les plus importantes nécropoles d’Alsace pour cette période. Cinq tumulus ont été fouillés, révélant des structures remarquables comme une palissade circulaire en chêne, rare exemple conservé en Europe.
Les tumulus, de forme circulaire, présentent des hauteurs variant de 0,30 m à 1,80 m et des diamètres entre 10 et 30 m. Leur état de conservation est variable : certains, érodés par les activités agricoles, ne forment plus que de légers renflements, tandis que d’autres, mieux préservés, structurent encore le paysage. Leur localisation en bordure du Scheidgraben, à l’écart des zones urbanisées, a limité leur destruction et justifié leur classement au titre des monuments historiques le 3 mars 1989.
Le site illustre les pratiques funéraires de l’âge du fer en Alsace, avec des tertres organisés en groupes distincts. La découverte d’une palissade en chêne lors des fouilles souligne l’importance symbolique ou défensive de ces sépultures. Bien que la propriété appartienne à la commune de Mussig, son accès et sa visibilité restent partiellement conditionnés par son environnement naturel et agricole.
Les sources historiques mentionnent des études dès le XIXe siècle, comme celle de Prosper Vatin en 1857, qui documenta des monuments funéraires découverts près de Sélestat. Ces travaux pionniers, combinés aux fouilles modernes, ont permis de mieux comprendre l’organisation spatiale et chronologique de la nécropole, tout en soulignant son rôle dans l’histoire régionale.
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