Construction du barrage 1841 (≈ 1841)
Intégration au projet de canalisation du Cher.
1852
Pic du trafic fluvial
Pic du trafic fluvial 1852 (≈ 1852)
67 000 tonnes de marchandises transportées.
1894
Consolidation du radier
Consolidation du radier 1894 (≈ 1894)
Renforcement de la structure en béton.
1957
Fin de la navigation commerciale
Fin de la navigation commerciale 1957 (≈ 1957)
Le Cher est rayé des voies navigables.
7 juillet 2011
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 7 juillet 2011 (≈ 2011)
Protection du barrage et de son écluse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir commune de : Athée-sur-Cher
Personnages clés
Charles Antoine Poirée - Ingénieur concepteur
A inventé le principe des barrages à aiguilles.
Camille Bailloud - Ingénieur constructeur
A dirigé la construction des 16 barrages du Cher.
Origine et histoire
Le barrage de Nitray, établi sur le Cher entre Athée-sur-Cher et Saint-Martin-le-Beau (Indre-et-Loire), est un ouvrage à aiguilles construit en 1841 dans le cadre d’un projet visant à rendre le fleuve navigable entre Montluçon et Tours. Il fait partie d’une série de 16 barrages conçus par l’ingénieur Camille Bailloud, selon le principe de Charles Antoine Poirée, pour faciliter le transport fluvial.
À son apogée dans les années 1850-1860, le Cher voyait transiter jusqu’à 67 000 tonnes de marchandises annuelles. Cependant, la concurrence des chemins de fer réduisit drastiquement ce trafic : dès 1875, seuls 20 000 tonnes étaient transportées. Malgré des travaux de consolidation en 1894, le Cher fut déclaré impropre à la navigation commerciale en 1957, ne laissant place qu’à une activité de plaisance.
Le barrage de Nitray, d’une largeur de 40 mètres et haut de 2,45 m, se compose d’un radier en béton supportant environ 600 aiguilles de bois disposées verticalement. Une écluse adjacente, dotée de portes en bois busquées, permet de franchir une dénivellation de 1,25 m. La maison éclusière, en pierre de taille, abrite deux logements et un four à pain, tandis qu’un moulin et un déversoir occupent la rive droite.
Bien que la navigation commerciale ait disparu, le barrage a été entretenu pour la plaisance. En 1997, ses portes en bois furent remplacées à l’identique. Menacé de remplacement par des ouvrages mécanisés dans les années 1990, il fut finalement inscrit comme monument historique le 7 juillet 2011, après la destruction du barrage similaire de Mazelles en 1999-2000. Une maquette dans la maison éclusière explique son fonctionnement.
Le site illustre l’ingénierie hydraulique du XIXe siècle et le déclin progressif des voies fluviales face aux transports modernes. Son inscription vise à préserver ce patrimoine technique, aujourd’hui ouvert à la visite et témoignant de l’histoire industrielle de la Touraine.
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