Construction de l'obélisque 11–20 août 1842 (≈ 16)
Édifié en neuf jours en mémoire du duc.
1810–1820
Création du camp d'Helfaut
Création du camp d'Helfaut 1810–1820 (≈ 1815)
Camp militaire fondé par les Anglais.
28 septembre 1840
Fondation des chasseurs à pied
Fondation des chasseurs à pied 28 septembre 1840 (≈ 1840)
Création par le duc d'Orléans sur le site.
13 juillet 1842
Mort du duc d'Orléans
Mort du duc d'Orléans 13 juillet 1842 (≈ 1842)
Accident de voiture à Neuilly-sur-Seine.
Années 1940
Dégâts de la Seconde Guerre mondiale
Dégâts de la Seconde Guerre mondiale Années 1940 (≈ 1940)
Bombardements endommageant la structure.
29 novembre 1985
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 29 novembre 1985 (≈ 1985)
Protection officielle du site et de son tertre.
Années 1990
Restauration de l'obélisque
Restauration de l'obélisque Années 1990 (≈ 1990)
Travaux de consolidation après dégradations.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Obélisque et tertre qui l'entoure (cad. AB 15) : inscription par arrêté du 29 novembre 1985
Personnages clés
Ferdinand-Philippe d'Orléans - Duc d'Orléans, fils aîné de Louis-Philippe
Fonda les chasseurs à pied, mort en 1842.
Louis-Philippe - Roi des Français (1830–1848)
Père du duc d'Orléans, souverain durant la construction.
Origine et histoire
L'obélisque d'Helfaut, situé sur le plateau du même nom près de Saint-Omer (Hauts-de-France), est un monument commémoratif érigé en 1842. Construit en calcaire local, il honore la mémoire de Ferdinand-Philippe d'Orléans, duc d'Orléans et fils aîné du roi Louis-Philippe. Ce prince, fondateur des bataillons de chasseurs à pied (futurs chasseurs alpins) sur ce camp militaire créé par les Anglais entre 1810 et 1820, périt tragiquement le 13 juillet 1842 dans un accident de voiture à Neuilly-sur-Seine, alors qu'il se rendait inspecter ses troupes à Helfaut. L'édifice, de forme obélisque sur socle cubique, fut bâti en seulement neuf jours, entre le 11 et le 20 août 1842.
Le site, stratégique depuis l'occupation anglaise, abritait jusqu'à 30 000 soldats et servait de lieu de manœuvres pour les troupes françaises. Proche de Saint-Omer, alors ville de garnison majeure, le camp d'Helfaut devint un symbole militaire sous l'impulsion du duc d'Orléans, qui y commanda plusieurs exercices entre 1833 et 1841. L'obélisque, endommagé par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale visant la coupole nazie voisine (site de production des fusées V2), fut restauré dans les années 1990 après avoir été désolidarisé par les explosions. Son tertre, isolé par l'exploitation du sable environnant, fut inscrit aux monuments historiques le 29 novembre 1985.
L'environnement de l'obélisque, autrefois riche en bruyères et en faune spécifique (hyménoptères, fourmis xérophiles), a subi des dégradations écologiques majeures. La création de la Voie nouvelle de la vallée de l'Aa (VNVA) et l'exploitation industrielle (carrière de craie, décharge de boues papetières) ont fragmenté le plateau, faisant disparaître presque entièrement les landes caractéristiques. Malgré des propositions dans les années 1990 pour intégrer le site à la Réserve naturelle des Landes d'Helfaut, la commune refusa cette protection. Aujourd'hui, l'obélisque se dresse sur un monticule artificiel, entouré de vestiges militaires ensevelis (buttes de tir, étang du fort) et d'une charmille menant autrefois à Blendecques, aujourd'hui coupée par les aménagements modernes.
Le monument, propriété de la commune d'Helfaut, témoigne à la fois de l'histoire militaire du Nord-Pas-de-Calais et des bouleversements écologiques liés à l'industrialisation. Son inscription aux monuments historiques en 1985 vise à préserver ce patrimoine commémoratif, tout en soulignant les défis de conciliation entre mémoire historique, exploitation des ressources et protection des écosystèmes locaux. La restauration des années 1990 a permis de stabiliser la structure, mais l'acidité des sables et la prolifération de tiques (observée entre 1980 et 2000) rappellent les fragilités persistantes du site.
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