Construction de l'enceinte 1er quart XIVe siècle (≈ 1425)
Début de la construction de l'enceinte de Turckheim autorisée par l'empereur Henri VII.
3e quart XVIe siècle
Aménagements défensifs
Aménagements défensifs 3e quart XVIe siècle (≈ 1662)
Ajout de l'accès aux étages de la porte de Munster en 1552 et construction du pont enjambant le fossé en 1555.
1673
Restauration des fortifications
Restauration des fortifications 1673 (≈ 1673)
Ordre de Louis XIV pour des démolitions limitées suivies de restaurations.
1888
Restauration de la porte de France
Restauration de la porte de France 1888 (≈ 1888)
Charles Winkler restaure la porte de France et ajoute des éléments défensifs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte : classement par arrêté du 19 mai 1931
Personnages clés
Henri VII
Empereur ayant autorisé la construction de l'enceinte de Turckheim en 1312.
Louis XIV
Roi de France ayant ordonné des démolitions limitées des fortifications en 1673.
Charles Winkler
Architecte ayant restauré la porte de France en 1888.
Origine et histoire de l'Obertor
La porte de Munster, dite Obertor, est un monument historique situé à Turckheim, dans le Haut-Rhin, classé en 1931. Turckheim, cité pour la première fois en 896, fut élevée au rang de ville en 1312 par l'empereur Henri VII, qui autorisa la construction d'une enceinte commencée dès 1315. À partir de 1354, la ville fit partie de la Décapole alsacienne. Le système défensif comprenait trois portes conservées aujourd'hui : la porte basse dite porte de France au sud, la porte haute dite porte de Munster à l'ouest — dont l'accès aux étages est daté de 1552 — et la porte du Brand, appelée Noehltor ou Oehltor, au nord‑est. Le fossé était enjambé par un pont daté de 1555. L'enceinte était ponctuée de huit petites tours : elles étaient demi‑circulaires au sud et à l'est, dont il subsiste quelques vestiges malgré la destruction de la plupart en 1855, et rectangulaires au nord, avec un vestige visible dans la rue des Vignerons. Un plan publié par F. J. Himly laisse entendre qu'un second mur longeait le fossé au sud et à l'est, mais aucune trace de cette hypothèse n'a été retrouvée. Au fil des siècles, des maisons ont été adossées au rempart, contribuant à sa conservation quasi intégrale. En 1673, sur ordre du roi Louis XIV, des démolitions furent ordonnées mais elles restèrent limitées et les fortifications furent rapidement restaurées. En 1888, la porte de France fut restaurée par Charles Winkler, qui y ajouta des tourelles d'angle et des créneaux en encorbellement sur arceaux ; ces aménagements furent supprimés en 1912.