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Oppidum de la Tête de l'Ost à Mimet dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé
Vestiges Gallo-romain
Oppidum

Oppidum de la Tête de l'Ost à Mimet

    272 Chemin Saint-Sébastien
    13105 Mimet
Propriété de la commune ; propriété privée
Crédit photo : Jpve - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
400 av. J.-C.
300 av. J.-C.
200 av. J.-C.
100 av. J.-C.
0
1900
2000
IVe siècle av. J.-C.
Fondation probable
125–123 av. J.-C.
Abandon définitif
1904
Première identification
1980–1985
Fouilles Roth-Congès
21 mai 1992
Classement Monument Historique
2010
Synthèse archéologique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Oppidum, y compris les vestiges archéologiques (cad. C 1359, 1361, 1481, 978) : inscription par arrêté du 21 mai 1992

Personnages clés

Caius Sextius Calvinus - Général romain Responsable des campagnes de 125–123 av. J.-C.
Isidore Gilles - Archéologue Identifie la double enceinte en 1904.
Nicolas Portalier - Archéologue Dirige la synthèse de 2010.

Origine et histoire

L’oppidum de la Tête de l’Ost (ou Test de l’Ost) est un site archéologique celto-ligure situé sur une butte calcaire des Bouches-du-Rhône, à Mimet, surplombant les vallées vers Gardanne et Aix-en-Provence. Fondé probablement au IVe siècle av. J.-C., il fut occupé par la tribu des Salyens, dont l’économie et la culture évoluèrent sous l’influence des Grecs de Massalia (Marseille) et des Phocéens, avant l’arrivée des Romains. Les fouilles révèlent un mobilier mixte (céramiques étrusques, grecques, objets métalliques) attestant d’échanges intenses, malgré un repli défensif sur des terres moins fertiles.

Le site, abandonné après trois siècles d’occupation, montre des traces de destruction partielle avant son déclin définitif vers 125–123 av. J.-C., lors des campagnes romaines menées par Caius Sextius Calvinus. Ses remparts en pierre, ponctués de neuf tours, et ses bâtiments intérieurs s’appuyaient sur le relief escarpé. Une double enceinte, identifiée dès 1904 par Isidore Gilles, protégeait l’oppidum, accessible par un col au sud via un chemin en baïonnette. Les fouilles (1980–1985, 2010) ont confirmé son occupation du Ve au IIe siècle av. J.-C.

L’oppidum s’inscrit dans un réseau défensif régional, face à d’autres sites comme Entremont ou ceux de la Sainte-Victoire. Son architecture combine petit et moyen appareil de calcaire, avec des fondations en gros blocs et des parties hautes probablement en briques. Les vestiges incluent une tour circulaire centrale, des murs de terrasse, et des artefacts rares (fragments de coupe attique, bronzes d’Apollon et d’un taureau). Classé Monument Historique en 1992, le site reste partiellement accessible, propriété mixte (commune et privés).

Les recherches récentes (Nicolas Portalier, 2010) ont affiné la cartographie et confirmé son rôle dans les dynamiques pré-romaines. Le mobilier limité (céramiques grises monochromes, objets métalliques) suggère une occupation avant tout stratégique et commerciale, dans un contexte de tensions entre autochtones, Grecs et Romains. L’abandon coïncide avec la soumission progressive des Salyens, marquant la fin des oppida indépendants en Provence.

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