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Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
300
400
500
600
…
1800
1900
2000
Fin du Ier siècle
Construction du temple d'Apollon
Construction du temple d'Apollon Fin du Ier siècle (≈ 195)
Quatre colonnes corinthiennes encore debout.
Vers 434-460
Épiscopat de saint Maxime
Épiscopat de saint Maxime Vers 434-460 (≈ 447)
Premier évêque connu de Riez.
Ve siècle
Construction du baptistère
Construction du baptistère Ve siècle (≈ 550)
Plan octogonal avec colonnes antiques.
1840
Classement des colonnes et baptistère
Classement des colonnes et baptistère 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments historiques.
1983
Classement des thermes
Classement des thermes 1983 (≈ 1983)
Fouillés depuis 1970.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges antiques correspondant à trois états d'occupation (cad. D 628, 636, 1460, 1508, 1513) : classement par arrêté du 6 mai 1983
Personnages clés
Saint Maxime - Premier évêque de Riez
Ancien abbé de Lérins, mort vers 460.
Guy Barruol - Historien et archéologue
Recherches sur les Reii (années 1950).
Benjamin Maillet - Archéologue du XIXe siècle
Fouilles des thermes en 1842.
Origine et histoire
Les vestiges antiques de Riez sont les traces d’une ancienne cité gallo-romaine et médiévale, située dans les Alpes-de-Haute-Provence. Avant la conquête romaine, Riez était considérée comme la capitale des Reii, un peuple gaulois installé sur la butte Saint-Maxime. Les Romains y fondèrent ensuite la Colonia Julia Augusta Apollinarium Reiorum, une colonie de droit latin devenue un centre stratégique de la Narbonnaise, reliée par des voies romaines à Aix, Fréjus et Digne. Son importance perdura grâce à sa position au carrefour de trois vallées et à son siège épiscopal, attesté dès le Ve siècle avec saint Maxime, premier évêque connu.
Les fouilles ont révélé un complexe thermal romain découvert en 1842 et étudié à partir de 1970, ainsi qu’un baptistère octogonal du Ve siècle, construit en réemployant des matériaux antiques. Ce dernier, comparable à celui de Fréjus, comportait une cuve baptismale entourée de huit colonnes corinthiennes. Les quatre colonnes de granit encore debout, hautes de 5,90 m et surmontées de chapiteaux en marbre, sont les vestiges d’un temple probablement dédié à Apollon, daté de la fin du Ier siècle. Ces éléments, classés dès 1840, illustrent la continuité urbaine entre l’Antiquité et le Moyen Âge.
Au Bas-Empire, Riez devint un centre religieux majeur avec son évêché, avant que les inondations du Colostre ne poussent la population à s’installer sur la colline Saint-Maxime. La plaine ne fut réoccupée qu’à partir du XIIe siècle. Les vestiges, incluant les thermes (classés en 1983) et le baptistère, témoignent de cette histoire mouvementée, marquée par les adaptations topographiques et les réutilisations architecturales.
La ville doit son rayonnement antique à sa plaine alluviale fertile et à ses sources, ainsi qu’à son rôle de carrefour entre les Alpes et la Basse-Provence. Deux nécropoles ont été identifiées, et deux autres sont supposées, confirmant l’importance démographique de la cité. Les voies romaines, comme celle menant à Aix via le Verdon, renforcèrent son statut de pôle économique et religieux jusqu’à l’époque médiévale.
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