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Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Vestiges de la Guerre 39-45

Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach

    4 Rue Commandant Martial Reynier
    67250 Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
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Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach
Ouvrage de Schoenenbourg à Hunspach

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1900
2000
14-25 juin 1940
Combats intenses
1929
Conception de l'ouvrage
1930-1935
Construction de l'ouvrage
1er juillet 1940
Reddition de la garnison
1945
Sabotages allemands
1992
Classement monument historique
2022
Deuxième place au *Monument préféré des Français*
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Association des Amis de la Ligne Maginot d'Alsace - Gestionnaire actuel Restauration et visites depuis 1982.

Origine et histoire

L'ouvrage de Schoenenbourg, situé à la limite des communes de Hunspach et d'Ingolsheim dans le Bas-Rhin (Grand Est), est un des plus imposants ouvrages de la ligne Maginot. Conçu en 1929 et construit entre 1930 et 1935 en béton armé, il fait partie du secteur fortifié de Haguenau. Prévu pour une garnison de 600 hommes, il comprend deux blocs d'entrée, six blocs de combat, et trois kilomètres de galeries souterraines équipées de voies ferrées électrifiées. Son rôle était de résister aux assauts ennemis grâce à une artillerie puissante, incluant des tourelles de 75 mm et des mortiers de 81 mm.

L'ouvrage a joué un rôle actif lors des combats de juin 1940, tirant plus de 16 000 obus en dix mois, dont 13 388 en seulement dix jours (du 14 au 25 juin). Malgré des bombardements intenses (56 obus de 420 mm, 33 de 280 mm, et 3 000 obus de 150 et 105 mm), il est resté invaincu jusqu'au 1er juillet 1940, se rendant uniquement sur ordre du haut commandement français après l'armistice. Endommagé par les sabotages allemands en 1945, il a été réparé au début de la guerre froide.

L'ouvrage est composé de huit blocs : six blocs de combat (dont des tourelles de mitrailleuses, des tourelles de 75 mm, et des mortiers de 81 mm) et deux blocs d'entrée (un pour les munitions, un pour les hommes). Les blocs de combat, appelés « avants », sont distants de plusieurs kilomètres des « arrières » (casernements et magasins), reliés par une galerie de 1 500 mètres. L'ouvrage dispose d'une usine électrique autonome avec quatre groupes électrogènes Sulzer, une caserne, une infirmerie, et un système de ventilation performant pour se protéger contre les gaz de combat.

Classé monument historique en 1992, l'ouvrage de Schoenenbourg est aujourd'hui géré par l'Association des Amis de la Ligne Maginot d'Alsace. Restauré pour refléter son état de 1939, il est ouvert au public depuis 1982. Les visites, d'environ deux heures, permettent de découvrir 3 km de galeries souterraines à 30 mètres de profondeur, avec des mises en ambiance sonores évoquant les combats de 1940. En 2022, il a remporté la deuxième place de l'émission Le Monument préféré des Français.

L'ouvrage illustre l'ingénierie militaire française des années 1930, conçue pour résister aux attaques aériennes et terrestres. Son architecture souterraine, ses systèmes de défense autonomes (électricité, ventilation, approvisionnement), et son armement en font un témoignage unique de la stratégie défensive de la ligne Maginot. Malgré son efficacité lors des combats de 1940, la ligne Maginot n'a pas pu empêcher l'invasion allemande en raison de son étendue limitée et de la stratégie de contournement adoptée par l'ennemi.

Liens externes