Construction de la Pagode rouge 1926 (≈ 1926)
Transformation d’un hôtel Napoléon III en pagode.
9 décembre 2002
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 9 décembre 2002 (≈ 2002)
Protection des façades et décors intérieurs.
14 mars 2006
Modification de l’arrêté de protection
Modification de l’arrêté de protection 14 mars 2006 (≈ 2006)
Mise à jour des éléments protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2e quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction 2e quart XXe siècle (≈ 2037)
Contexte architectural et culturel.
Personnages clés
Fernand Bloch - Architecte
Concepteur de la Pagode rouge en 1926.
Antiquaire chinois (non nommé) - Commanditaire
Initiateur du projet pour une galerie d’art.
Origine et histoire
La Pagode rouge, située 48 rue de Courcelles dans le 8ème arrondissement de Paris, est un monument historique atypique construit au cours du 2e quart du XXe siècle. L’édifice se distingue par sa structure hybride : une pagode à quatre étages érigée sur les fondations d’un ancien hôtel de style Napoléon III. Ce projet ambitieux, mené en 1926, visait à créer un espace dédié à l’art extrême-oriental, commandité par un antiquaire chinois et conçu par l’architecte Fernand Bloch. L’intégration d’éléments architecturaux asiatiques dans le paysage parisien en fait un témoignage unique des échanges culturels de l’époque.
L’intérieur de la Pagode rouge révèle une richesse décorative exceptionnelle, reflétant des influences variées. Au rez-de-chaussée, deux salons sont ornés d’une frise de chars et d’un plafond à caissons en staff, où des dragons chinois stylisés dominent l’espace. Le premier étage abrite deux salles recouvertes de panneaux de laque chinoise des XVIIe et XVIIIe siècles, originaires de la province du Shansi, tandis que le quatrième étage présente une galerie entièrement composée de boiseries et sculptures du XIXe siècle, issues d’un temple du Rajasthan. Ces éléments, associés à la cage d’ascenseur et à ses décors préservés, illustrent une fusion audacieuse entre Orient et Occident.
Classée Monument Historique par arrêté du 9 décembre 2002 (modifié en 2006), la Pagode rouge doit sa protection à la qualité de ses façades, toitures, et décors intérieurs, incluant la salle des « cavaliers », les salles en laque, et la galerie indienne. Bien que propriété d’une société privée, son inscription souligne l’importance patrimoniale de ce lieu, où l’architecture devient un pont entre les cultures. La précision de sa localisation, notée comme « a priori satisfaisante », et son adresse officielle (48 rue de Courcelles) en font un repère accessible dans le paysage parisien.