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Palais de Tokyo à Paris

Patrimoine classé
Palais

Palais de Tokyo à Paris

    13 Avenue du Président-Wilson
    75016 Paris

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1934
Décision de construction
24 mai 1937
Inauguration initiale
6 août 1942
Ouverture partielle du musée national
9 juin 1947
Inauguration officielle des musées
18 juin 1948
Inauguration du monument à la France libre
1961
Ouverture du musée d’Art moderne de Paris
1977
Transfert des collections nationales
21 janvier 2002
Inauguration du centre d’art contemporain
22 décembre 2025
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean-Claude Dondel - Architecte Co-concepteur du palais.
André Aubert - Architecte Co-lauréat du concours 1934.
Paul Viard - Architecte Auteur du projet retenu.
Marcel Dastugue - Architecte Collaborateur du design Art déco.
Antoine Bourdelle - Sculpteur Auteur de *La France* (statue).
Alfred Janniot - Sculpteur Bas-reliefs *Allégorie des Arts*.
Louis Hautecœur - Conservateur Promoteur du musée municipal.
Anne Lacaton - Architecte Réaménagement du centre en 2002.
Jean-Philippe Vassal - Architecte Associé à Lacaton pour la rénovation.
Edgard de Larminat - Général Inaugura le monument France libre.

Origine et histoire

Le palais de Tokyo, initialement nommé palais des Musées d’art moderne, fut construit pour l’Exposition internationale de 1937 à Paris, sur l’emplacement de l’ancienne manufacture de la Savonnerie (fermée en 1826). Conçu par les architectes Jean-Claude Dondel, André Aubert, Paul Viard et Marcel Dastugue, il devait remplacer le musée du Luxembourg et abriter deux institutions : un musée national d’Art moderne (État) et un musée municipal (Ville de Paris). Son style sobre et monumental, marqué par des bas-reliefs d’Alfred Janniot et une statue d’Antoine Bourdelle, reflète l’esthétique Art déco de l’époque. Le bâtiment, inauguré en 1937, présente lors de l’Exposition une rétrospective de l’art français depuis le Moyen Âge.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les sous-sols servirent à entreposer des biens juifs séquestrés. Les collections, évacuées, ne revinrent qu’en 1947, date de l’inauguration officielle des musées. L’aile ouest, occupée par le musée national jusqu’aux années 1970, vit ses œuvres transférées au centre Pompidou puis au musée d’Orsay. L’aile est, quant à elle, devint en 1961 le musée d’Art moderne de Paris, toujours en place. Le nom palais de Tokyo vient du quai de Tokio (actuelle avenue de New-York), bordant sa façade sud-est.

En 1999, l’aile ouest fut transformée en centre d’art contemporain, inauguré en 2002 sous le nom Palais de Tokyo – Site de création contemporaine. Ce lieu interdisciplinaire, réaménagé par les architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, se consacre aux arts émergents (peinture, design, vidéo, danse). Le palais abrite aussi un monument à la France libre (1948), avec une statue de Bourdelle, et son esplanade en marbre est un spot mythique de skateboard parisien. Classé monument historique en 2025, il reste un symbole de l’avant-garde artistique.

Le projet initial prévoyait une salle de conférences commune sous le parvis, jamais achevée, et des aménagements extérieurs (statues, métopes Art déco) partiellement disparus. Parmi les occupants éphémères figurent la Fémis (1988–1995), le Centre national de la photographie (1984–1993), et l’Institut des hautes études en arts plastiques. Le palais fut aussi envisagé comme Palais du cinéma dans les années 1990, avant l’abandon du projet.

Architecturalement, le palais se distingue par son péristyle central, son escalier monumental orné de bas-reliefs, et ses plafonds vitrés éclairant les salles par lumière zénithale. Les matériaux nobles (marbre, bronze doré) et les décors extérieurs (métopes de Marcel Gaumont, portes de Raymond Subes) en font un chef-d’œuvre de l’Art déco. Son miroir d’eau, conçu par Félix Févola, domine la Seine et offre une vue sur la tour Eiffel. Le site, desservi par les stations de métro Alma-Marceau et Iéna, est l’un des plus vastes espaces dédiés à l’art contemporain en Europe.

Devenir actuel

Le musée d'art moderne de la ville de Paris, ouvert en 1961 dans l'aile Est du palais, présente la collection municipale d'art moderne et contemporain depuis le fauvisme, riche de plus de 10 000 ?uvres,...

En 1999, il est décidé de rouvrir partiellement l'aile Ouest du bâtiment en y implantant un centre d'art contemporain, avec un accent mis sur la scène émergente, notamment française et européenne.

Liens externes