Construction du palais 1854–1862 (≈ 1858)
Bâti par Julien Gaultier de Rontaunay.
14 janvier 1863
Décès du propriétaire
Décès du propriétaire 14 janvier 1863 (≈ 1863)
Mort de Gaultier de Rontaunay dans le palais.
1979
Fin du siège du conseil général
Fin du siège du conseil général 1979 (≈ 1979)
Déménagement vers La Source.
1983–1991
Siège du conseil régional
Siège du conseil régional 1983–1991 (≈ 1987)
Avant transfert au Moufia.
26 juin 1997
Classement monument historique
Classement monument historique 26 juin 1997 (≈ 1997)
Inscription à l'inventaire supplémentaire.
18 janvier 2019
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur 18 janvier 2019 (≈ 2019)
Palais ravagé par les flammes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Palais (cad. AD 0199) : inscription par arrêté du 16 juin 1997
Personnages clés
Julien Gaultier de Rontaunay - Armateur et planteur
Commanditaire et premier propriétaire du palais.
Origine et histoire
Le palais Rontaunay est une villa créole emblématique de Saint-Denis, chef-lieu de La Réunion, construite entre 1854 et 1862. Commandée par Julien Gaultier de Rontaunay, riche armateur et planteur originaire de Maurice, elle incarne l’opulence des élites coloniales du XIXe siècle. Ce commerçant, qui posséda jusqu’à 19 goélettes et étendit son négoce des Mascareignes aux Indes, abandonna ses activités après l’introduction de la variole à La Réunion, finissant ses jours en ermite dans ce palais.
À la mort de Gaultier de Rontaunay en 1863, le palais devint propriété du conseil général de La Réunion, servant de siège jusqu’en 1979. Dans les années 1980, il abritera aussi le conseil régional jusqu’en 1991, date de son transfert au Moufia. La demeure, en bois sous tôle, fut modifiée en 1965 avec des ajouts en béton pour les soubassements et planchers. Classée monument historique en 1997, elle fut ravagée par un incendie en janvier 2019.
Architecturalement, le palais reflète le style des cases créoles, avec ses vastes volumes et sa structure adaptée au climat tropical. Son emplacement, à l’angle des rues Jean-Chatel et Rontaunay, dans le quartier du Barachois, en fait un repère urbain majeur. Son histoire administrative — siège successif des conseils départemental et régional — souligne son rôle central dans la gouvernance locale depuis le XIXe siècle.
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