Création du parc 1050-1057 (≈ 1054)
Fondation par Geoffroy de Montbray, évêque de Coutances.
1251-1274
Rédaction du *Livre Noir*
Rédaction du *Livre Noir* 1251-1274 (≈ 1263)
Description des aménagements par Jean d’Essay.
1789
Division post-Révolution
Division post-Révolution 1789 (≈ 1789)
Partage des 102 hectares originels.
2 novembre 1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2 novembre 1988 (≈ 1988)
Protection des vestiges et éléments paysagers.
1996
Début des chantiers de restauration
Début des chantiers de restauration 1996 (≈ 1996)
Projet des *Trois Vallées* par l’association AVRIL.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le parc, y compris les vestiges du mur d'enceinte, les deux portes subsistantes, la maison des gardes, la glacière, les digues et les étangs et à l'exclusion de tous les autres bâtiments à usage d'habitation ou à usage agricole (cad.Coutances A 37 à 39, 42, 44 à 46, 49, 52, 53, 64, 66, 68 à 73, 90 à 92, 99, 121, 122, 142, 145, 151 à 158, 208, 209 ; BC 17 à 23 ; Courcy D1 201 à 204, 208, 211, 589, 591, 593, 622 à 625 ; Saint-Pierre-de-Coutances AB 1 à 6, 8 à 27, 40 à 54, 57, 59 à 78, 89, 90 ; AC 2 à 61, 63, 64, 66, 67) : inscription par arrêté du 2 novembre 1988
Personnages clés
Geoffroy de Montbray - Évêque de Coutances (XIe siècle)
Fonda le parc entre 1050 et 1057.
Jean d'Essay - Évêque de Coutances (XIIIe siècle)
Auteur du *Livre Noir* décrivant le parc.
Origine et histoire
Le Parc médiéval de l'Évêque de Coutances, situé à Saint-Pierre-de-Coutances, fut fondé entre 1050 et 1057 par l'évêque Geoffroy de Montbray. Ce parc de 102 hectares, destiné à la chasse et à l’élevage d’animaux exotiques, était alors réservé à une élite. Il comportait des étangs, des moulins, une double palissade et des plantations de chênes et hêtres, comme le décrit le Livre Noir (1251-1274) de l’évêque Jean d’Essay. Jusqu’à la Révolution, les évêques de Coutances l’entretinrent sans le modifier profondément.
Après la Révolution française, le parc fut divisé et devint le premier jardin public de Coutances. Aujourd’hui, son cœur est une réserve naturelle fermée au public pour préservation, mais visitable sur demande. Il abrite une glacière médiévale (financée par le Vatican), un grand plan d’eau, et des animaux comme des daims, paons et oies, réintroduits pour évoquer son passé cynégétique. Une fontaine ferrugineuse, autrefois thérapeutique, et des vestiges potentiels d’une villa romaine (briques retrouvées) y ont aussi été identifiés.
Le parc inclut des éléments protégés depuis 1988 : mur d’enceinte, portes historiques (Grande Porte, Porte Saint-Lô), glacière, étangs et digues. Depuis 1996, des chantiers d’insertion (chantier des Trois Vallées) restaurent les abords, comme la vallée du Prépont. Un projet d’ouverture au public est à l’étude, tandis que des parchemins latins ont permis de reconstituer partiellement la faune et la flore d’origine, incluant des cerfs anglais (cervus).
Unique en France comme parc médiéval classé, il témoigne de l’influence des évêques de Coutances, mêlant histoire religieuse, gestion cynégétique et patrimoine naturel. Les propriétaires actuels ont reconstitué une partie du bois, autrefois destiné à la construction navale ou à la charpente de la cathédrale. Des traces d’un château féodal (non localisé) et d’une occupation gallo-romaine (VIe siècle) ajoutent à sa complexité historique.
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