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Parlement de Dijon en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine urbain

Parlement de Dijon

  • 8 Rue du Palais
  • 21000 Dijon
21000 Dijon, 8 Rue du Palais

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1354
Fondation à Beaune
1477
Rattachement au domaine royal
1480
Transfert à Dijon
1507
Retour après la peste
1524
Création de la Tournelle
1562
Refus de l’édit calviniste
1588-1595
Scission pendant la Ligue
1658
Lit de justice de Louis XIV
1774
Rétablissement des privilèges
1789
Mise en congé révolutionnaire
1926
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Philippe II de Bourgogne - Duc de Bourgogne Fondateur du Parlement en 1354
Louis XI - Roi de France Transféra le Parlement à Dijon
Louis Ier d'Amboise - Représentant royal Installa le Parlement en 1480
Henri IV - Roi de France Unifia le Parlement après la Ligue
Louis XIV - Roi de France Intervint lors de la Fronde (1658)
Hugues Sambin - Sculpteur Auteur de la porte Renaissance (1580)
Gabriel Revel - Peintre Plafond de la Chambre des Requêtes (1688)

Origine et histoire du Parlement

Le Parlement de Dijon, initialement appelé Parlement de Bourgogne, fut fondé en 1354 par le duc Philippe II de Bourgogne à Beaune. Issu de la Curia Ducis, conseil des ducs de Bourgogne, il était hébergé dans l’Hôtel des ducs à Beaune. Après le rattachement du duché au domaine royal en 1477, le roi Louis XI le transféra à Dijon en 1480, en réaction contre Beaune, hostile à son autorité. Une seconde cour fut maintenue à Salins pour le Comté, tandis que celle du duché s’installa définitivement à Dijon dans des locaux partagés avec la Chambre des Comptes.

En 1499, une épidémie de peste poussa les parlementaires à se réfugier à Beaune. Ils ne revinrent à Dijon qu’en 1507, à condition qu’un nouvel édifice soit construit. Le Parlement s’enrichit de chambres spécialisées : la Tournelle (affaires criminelles, 1524), la Chambre des Requêtes (1575), et la Chambre des Enquêtes (1589). Au XVIe siècle, il refusa d’enregistrer l’édit de 1562 accordant la liberté de culte aux calvinistes. La Ligue (1588-1595) divisa l’institution, avec un Parlement dissident à Flavigny-sur-Ozerain, avant son unification sous Henri IV.

Le XVIIe siècle vit des tensions persistantes, comme lors de la Fronde, où Louis XIV dut intervenir en 1658 par un lit de justice. Au XVIIIe siècle, la réforme Maupeou renouvela ses membres, qui défendirent les privilèges provinciaux. Populaire pour ses mesures en faveur des débiteurs, le Parlement fut rétabli en 1774 après l’avènement de Louis XVI. La Révolution le mit en congé en 1789, laissant place à une cour supérieure, puis à la cour d’appel actuelle.

L’édifice, construit à partir de 1518, mêle styles Renaissance et néogothique. La Chambre Dorée (1522), la Tournelle (1549), et la façade Renaissance (1580) avec sa porte sculptée par Hugues Sambin en sont les joyaux. La Salle Saint Louis, la Chambre des Requêtes (plafond peint par Gabriel Revel en 1688), et la Grand’ Chambre (cœur historique) illustrent son évolution architecturale. Classé monument historique en 1926, le palais conserve des éléments comme une porte en bois sculpté, des vitraux, et des symboles de justice (balance, glaive).

Les fonctions du Parlement étaient vastes : gouvernement provincial partagé avec le gouverneur, gestion des fortifications, finances, monnaies, et levée des troupes en temps de guerre. Il enregistrait les ordonnances et veillait sur les limites territoriales. Son pouvoir s’étendait aux affaires contentieuses, mais aussi à la police et aux chemins. Après 1789, le palais devint successivement tribunal d’appel, cour impériale, puis cour royale, avant d’abriter définitivement la cour d’appel de Dijon.

Liens externes

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