Premier cadastre 1838 (≈ 1838)
Château et dépendances répertoriés pour la première fois.
21 décembre 2022
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 21 décembre 2022 (≈ 2022)
Protection du parc et des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le parc du domaine d’Orbigny, en totalité, y compris ses murs de clôture, ainsi que les façades et toitures des bâtiments d’habitation et d’exploitation, sur les parcelles n° 76, 78, 79, 80, 83, 93, 94, 95, 96, 98, 99, 100, 101, 102, 104, 150, 151, 152, 153, 154, figurant au cadastre de la commune section B, ainsi que les conduites d’adduction d’eau en terre cuite, situées sur les parcelles n° 230, 231, 232, 233, 237, 250, 363, figurant au cadastre de la commune section A, n° 4, 10, 14, 34, 171, 183, 209, figurant au cadastre de la commune section B, sur la route départementale n° 957, sur le chemin rural dit Renaud et sur le chemin de la Ruelle d’Orbigny, non cadastrés, tels que délimités en rouge et bleu sur le plan joint à l’arrêté : inscription par arrêté du 21 décembre 2022
Origine et histoire
Le parc du domaine d’Orbigny fait partie d’un ensemble architectural et paysager lié au château d’Orbigny, construit au XIXe siècle à la sortie est de Pontaubert. La carte de Cassini (XVIIIe siècle) ne mentionne aucun château dans le hameau d’Orbigny, suggérant une construction postérieure. Le cadastre de 1838 atteste cependant de sa présence, avec un corps de logis néo-classique à deux étages, des dépendances (dont un pigeonnier), et un parc ceint de murs. Le domaine surplombe la vallée du Cousin, près d’un moulin des Templiers, et inclut une tour belvédère offrant une vue sur la rivière. Une chapelle Saint-Jean, aujourd’hui disparue, se trouvait en contrebas, au bord du Cousin.
Le parc, classé Monument Historique par arrêté du 21 décembre 2022, couvre plusieurs parcelles cadastrales et inclut des éléments remarquables comme des conduites d’adduction d’eau en terre cuite. La propriété, partiellement privée et publique (commune/département), illustre l’architecture rurale bourguignonne du XIXe siècle, mêlant fonction résidentielle, agricole (bâtiments d’exploitation) et paysagère. Son portail donne accès à un ensemble harmonieux, typique des domaines aristocratiques ou bourgeois de l’époque, où le style néo-classique reflète une volonté de symétrie et d’élégance.
L’histoire du domaine reste étroitement liée à son positionnement géographique : dominant la vallée du Cousin, il témoigne de l’importance des cours d’eau pour les activités économiques locales (moulins, agriculture). La tour belvédère, éloignée du château, souligne aussi une recherche esthétique et pratique, offrant une vue panoramique sur un paysage façonné par l’histoire médiévale (présence templière) et moderne.