Frise chronologique
1605-1608
Construction du pavillon
Construction du pavillon
1605-1608 (≈ 1607)
Bâti par les fermiers de la gabelle.
1629-1637
Tripot de la Blondeau
Tripot de la Blondeau
1629-1637 (≈ 1633)
Lieu de jeu illégal installé.
1637
Propriété de Michel Particelli d'Émery
Propriété de Michel Particelli d'Émery
1637 (≈ 1637)
Financier devient propriétaire.
1984
Classement monument historique
Classement monument historique
1984 (≈ 1984)
Protection officielle du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Michel Particelli d'Émery - Financier et propriétaire |
Acheteur en 1637. |
| Michel Particelli (fils) - Propriétaire |
Héritier en 1650. |
| Comtesse de Saint-Paul - Locataire |
Occupante en 1642. |
| Antoine d'Aumont Rochebaron - Maréchal de France |
Propriétaire en 1654. |
| Pélagie Chabot-Rohan - Propriétaire |
Possédait le pavillon en 1681. |
Origine et histoire
Le pavillon de la Reine est un immeuble situé sur la place des Vosges, dans le 3e arrondissement de Paris. Construit entre 1605 et 1608 par les fermiers de la gabelle, il se distingue par son architecture symétrique à celle du pavillon du Roi, avec un médaillon orné d’un soleil, symbole des Médicis. Son rez-de-chaussée comprend trois arches, dont une centrale plus grande, reliant la place des Vosges à la rue de Béarn.
Le bâtiment, de style français du début du XVIIe siècle, combine briques rouges et pierres claires, avec des influences renaissantes et gothiques tardives. Il dépasse en hauteur les pavillons voisins, avec deux étages principaux, un balcon au premier étage, et un étage sous combles. Son toit en ardoise, à forte pente, est caractéristique de l’époque.
Au fil des siècles, le pavillon a changé de propriétaires : le financier Michel Particelli d'Émery (1637), son fils Michel (1650), la comtesse de Saint-Paul (locataire en 1642), le duc de Rohan (1654), puis le maréchal Antoine d'Aumont Rochebaron la même année. Il a ensuite appartenu à Nicolas Ladvocat (1657), à l’abbé Nicolas Jamin de Castille (1658), et à Pélagie Chabot-Rohan (1681), qui le loua à sa sœur, la marquise de Castrie. En 1763, il fut vendu à Caulet d'Hauteville. Entre 1629 et 1637, il abritait le tripot de la Blondeau.
Classé monument historique en 1984 avec l’hôtel d’Espinoy voisin, le pavillon de la Reine incarne l’histoire architecturale et sociale de la place des Vosges, l’une des plus anciennes places planifiées de Paris. Son emplacement, diamétralement opposé au pavillon du Roi, et sa statue équestre de Louis XIII lui tournant le dos, renforcent son caractère symbolique.