Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Petit château d'Autry-le-Châtel dans le Loiret

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Petit château d'Autry-le-Châtel

    24 Rue du Petit Château
    45500 Autry-le-Châtel
Propriété privée
Crédit photo : Auteur inconnuUnknown author - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
4e quart XVe siècle
Construction du château
XVIIe siècle
Séjours de Madame de Sévigné
6 janvier 1971
Protection au titre des Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; terre-pleins Nord et Sud ; douves (cad. B 746) : inscription par arrêté du 6 janvier 1971

Personnages clés

Madame de Sévigné - Épistolière célèbre Cousine de la propriétaire, y séjournait.
Anne Marie de Coulanges - Propriétaire du château Parente de Madame de Sévigné.

Origine et histoire

Le Petit château d’Autry-le-Châtel, construit au 4e quart du XVe siècle, était à l’origine un fief dépendant de la seigneurie de Saint-Brisson, elle-même rattachée à Sancerre. Ce château, de plan rectangulaire, se distingue par une tour polygonale d’escalier au nord et deux tours circulaires au sud, dont l’une abrite un oratoire du XVe siècle. La cour d’honneur, ceinte de douves autrefois en eau, et le colombier à structure hybride (extérieur carré, intérieur rotonde) témoignent de son importance défensive et agricole.

Au XVIIe siècle, le château accueille à plusieurs reprises Madame de Sévigné, cousine de la propriétaire Anne Marie de Coulanges. Une dizaine de ses lettres, datées d’Autry, évoquent ses séjours. Ce lien avec la marquise, figure majeure de la littérature épistolaire française, confère au lieu une dimension culturelle notable. Les façades, toitures, terre-pleins et douves sont protégés depuis 1971 par une inscription aux Monuments Historiques.

Architecturalement, le château allie fonctions résidentielles (oratoire, logements) et symboles de pouvoir (douves, colombier). Ce dernier, typique des domaines seigneuriaux, servait à la fois d’élevage de pigeons et de marqueur social. La basse-cour, aujourd’hui partiellement visible, complétait cet ensemble médiéval, reflétant l’organisation spatiale des fief du Loiret à la Renaissance.

Liens externes