Frise chronologique
fin XVIIe siècle
Acquisition par le marquis de Prie
Acquisition par le marquis de Prie
fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Rachat des seigneuries de Plasnes et Courbépine
début XVIIIe siècle
Construction du pavillon
Construction du pavillon
début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Réutilisation de fondations anciennes par Prie
1939
Transmission aux de Sincay
Transmission aux de Sincay
1939 (≈ 1939)
Restauration du parc et extensions latérales
22 janvier 1996
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
22 janvier 1996 (≈ 1996)
Protection du château, pièce d’eau et parcelles
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Petit château, pièce d'eau, ainsi que l'emprise foncière des parcelles C 38 à 42 : inscription par arrêté du 22 janvier 1996
Personnages clés
| marquis de Prie - Propriétaire et commanditaire |
Fit bâtir le pavillon au XVIIIe siècle |
| famille de Sincay - Propriétaire restaurateur (XXe) |
Reconstitua le parc en 1939 |
Origine et histoire
Le Petit Château de Plasnes, situé dans la commune éponyme en Normandie, trouve ses origines au début du XVIIIe siècle. Il aurait été édifié comme pavillon de chasse par le marquis de Prie, qui avait acquis les seigneuries de Plasnes et de Courbépine à la fin du XVIIe siècle. Ce bâtiment réutilisait partiellement les fondations d’une construction antérieure, probablement un ancien château fort, dont il prit la place au milieu du XVIIIe siècle. L’édifice s’inscrit dans un terre-plein en terrasses, prolongé par un axe sud menant à une pièce d’eau géométrique.
En 1939, le domaine passa à la famille de Sincay, qui entreprit d’importants travaux de restauration. Ces derniers inclurent la reconstitution du parc environnant et l’ajout de deux ailes latérales, modifiant ainsi l’aspect initial du pavillon. Le château, la pièce d’eau et les parcelles adjacentes (C 38 à 42) furent protégés par une inscription aux Monuments Historiques en 1996, reconnaissant leur valeur patrimoniale. L’histoire du site reste étroitement liée à celle de la seigneurie voisine de Courbépine, soulignant son rôle dans l’organisation féodale puis seigneuriale de la région.
Architecturalement, le Petit Château illustre une transition entre les fonctions cynégétique et résidentielle, typique des demeures aristocratiques du XVIIIe siècle. La présence d’une pièce d’eau et de terrasses reflète l’influence des jardins à la française, tandis que les extensions du XXe siècle témoignent d’une adaptation aux besoins modernes. Le site, bien que partiellement modifié, conserve des éléments structurants de son passé, comme l’emprise foncière historique et l’alignement sud-nord du parc.