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Pétroglyphes

Pétroglyphes

    1023 Route des Bambous
    97228 Sainte-Luce
Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Époque contemporaine
2000
1970
Première signalisation du site
7 novembre 1996
Inscription aux monuments historiques
2009
Acquisition par le conseil général
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pétroglyphes situés sur le terrain cadastré D 882, 883 : inscription par arrêté du 7 novembre 1996

Personnages clés

Jean Crusol - Économiste et universitaire A signalé le site en 1970.
Mario Mattioni - Directeur du musée d’archéologie Premiers relevés des pétroglyphes en 1970-1971.
Henry Petitjean-Roget - Archéologue A étudié le site après sa découverte.
Cornelis Nicolaas Dubelaar - Archéologue Recherches sur les autres blocs rocheux.

Origine et histoire

Les pétroglyphes de Sainte-Luce, situés sur le site des Roches gravées de Montravail, constituent l’un des trois ensembles d’art rupestre amérindien connus en Martinique, aux côtés des sites du Galion (La Trinité) et de Châteaubœuf (Fort-de-France). Ce site, inscrit aux monuments historiques depuis 1996, se distingue par cinq blocs d’andésite ornés de visages stylisés, réalisés par piquetage et bouchardage. Le bloc principal, mesurant 1,64 m de haut, présente 14 visages dont les traits (yeux, nez, bouche) s’articulent avec les fissures naturelles de la roche. Des cupules ont également été identifiées en périphérie du secteur.

Le site fut signalé pour la première fois en 1970 par Jean Crusol, économiste natif de Sainte-Luce, qui alerta Mario Mattioni, alors directeur du musée d’archéologie de la Martinique. Ce dernier effectua les premiers relevés et présenta ses découvertes en 1971 lors d’un congrès sur les civilisations précolombiennes des Petites Antilles. Plusieurs archéologues, dont Henry Petitjean-Roget et Cornelis Nicolaas Dubelaar, étudièrent ensuite le site. En 2007, l’INRAP réalisa un diagnostic, suivi en 2015 d’une opération de sondage qui livra quelques tessons céramiques datés du cédrosan-saladoïde moyen à récent.

Acquis par le conseil général en 2009 après avoir appartenu à la famille Chou, le site est situé à 3,5 km de la côte sud de la Martinique, à 200 m d’altitude. Les pétroglyphes, datés du IIIe siècle, sont parmi les plus anciens témoignages des groupes agricoles précolombiens ayant colonisé l’île dès le Ier siècle. Leur disposition et leur style suggèrent une signification symbolique ou rituelle, bien que leur interprétation exacte reste incertaine. Le terrain, cadastré sous les parcelles D 882 et D 883, est aujourd’hui destiné à un projet de tourisme culturel.

Liens externes

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