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Phare de Bel-Air

Phare de Bel-Air

    Rle Du Phare
    97441 Sainte-Suzanne
Phare de Bel-Air
Phare de Bel-Air
Phare de Bel-Air
Phare de Bel-Air
Phare de Bel-Air
Phare de Bel-Air
Crédit photo : B.navez - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1844-1846
Construction du phare
1984
Automatisation du phare
16 juin 1997
Inscription aux Monuments historiques
5 septembre 2012
Classement aux Monuments historiques
18 décembre 2013
Œuvre de Patrick Singaïny
2020
Émission de timbres par La Poste
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le phare en totalité avec l'ancien logement du gardien et le sol (cad. AD 02, cf plan annexé à l'arrêté) : classement par arrêté du 5 septembre 2012

Personnages clés

Eugène Diomat - Architecte Concepteur du phare entre 1844 et 1846.
Jean Baillif - Dernier gardien du phare A exercé jusqu'à l'automatisation en 1984.
Patrick Singaïny - Artiste contemporain réunionnais A érigé le phare en monument symbolique en 2013.

Origine et histoire

Le phare de Bel-Air, situé sur la côte est de l'île de La Réunion, a été construit entre 1844 et 1846 sous la direction de l'architecte Eugène Diomat. Haut de 20,25 mètres, il est perché sur une falaise de basalte et a été conçu pour éviter les naufrages sur les récifs dangereux de la Marianne et du Cousin, situés à proximité. Ce phare, premier et unique de l'île, jouait un rôle crucial pour les navires poussés par les alizés, leur permettant de repérer la pointe nord de l'île de nuit ou par mauvais temps.

Le phare a été inscrit aux Monuments historiques en 1997, puis classé en 2012. Il a fonctionné avec des gardiens jusqu'en 1984, date à laquelle il a été automatisé. Jean Baillif fut le dernier gardien. Aujourd'hui, le phare abrite l'office de tourisme intercommunal de Sainte-Suzanne, tandis que l'ancien logement des gardiens accueille des expositions et des visites. Son architecture, en forme de colonne tronconique d'ordre toscan, et sa lanterne électrifiée en font un monument emblématique.

En 2013, l'artiste réunionnais Patrick Singaïny a érigé le phare en Monument à la Fraternité Nationale et à la Personnalité Réunionnaise, une œuvre appropriationniste reconnue dans le milieu pédagogique. En 2020, La Poste a honoré le phare en l'incluant dans une série de timbres intitulée Repères de nos côtes. Le site, qui surplombe un tunnel ferroviaire transformé en passage piétonnier, reste un symbole du patrimoine maritime et historique de La Réunion.

Le phare de Bel-Air est le seul ouvrage de ce type encore debout sur l'île. Sa construction en maçonnerie de moellons, avec des détails en pierre de taille, et son escalier hélicoïdal (initialement en bois, aujourd'hui métallique) reflètent les techniques de l'époque. Le bâtiment adjacent, agrandi et modifié, ainsi que l'ancienne cuisine en tôle ondulée, complètent cet ensemble architectural protégé.

Liens externes

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