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Phare de Kéréon

Phare de Kéréon


    Île-Molène
Phare de Kéréon
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Phare de Kéréon
Crédit photo : Julien Carnot - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1907-1916
Construction du phare
octobre 1916
Mise en service
1972
Électrification
29 janvier 2004
Automatisation
31 décembre 2015
Inscription MH
20 avril 2017
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH le 31/12/2015. Le phare de Kéréon, en totalité, y compris son soubassement, situé en mer d'Iroise, sur la roche Men-Tensel dans le passage du Fromveur au sud-est de l'île d'Ouessant (Finistère), sur le domaine public maritime non cadastré, coordonnées géographiques : 48°26'240'' N – 05°0'543'' W : classement par arrêté du 20 avril 2017.

Personnages clés

Amicie Lebaudy - Mécène Finança partiellement la construction.
Charles-Marie Le Dall de Kéréon - Officier de marine Inspira le nom du phare.
Fernand Crouton - Ingénieur Supervisa la construction.
Le Corvaisier - Ingénieur Collabora à la conception.

Origine et histoire

Le phare de Kéréon s’élève sur le récif de Men Tensel, dans le passage du Fromveur en mer d'Iroise, entre les îles d’Ouessant et de Molène. Construit de 1907 à 1916, il est financé en partie par un don exceptionnel d’Amicie Lebaudy, permettant des aménagements intérieurs somptueux : mosaïques, parquets en chêne, lambris en bois précieux, et une rose des vents marquetée. Ce phare porte le nom de Charles-Marie Le Dall de Kéréon, officier de marine guillotiné sous la Terreur, en hommage à son grand-oncle.

Allumé pour la première fois en 1916, le phare fonctionne d’abord au pétrole jusqu’à son électrification en 1972. Son automatisation intervient bien plus tard, le 29 janvier 2004, faisant de lui le dernier « enfer » (phare isolé en pleine mer) à perdre ses gardiens. Ceux-ci assuraient jusqu’alors son entretien et son fonctionnement, notamment grâce à des groupes électrogènes et une éolienne. Malgré son automatisation, le phare reste chauffé et déshumidifié pour préserver ses décors.

Classé monument historique en 2017 après une première inscription en 2015, Kéréon est aussi un symbole culturel. En 2019, La Poste lui rend hommage en l’intégrant à une série de timbres intitulée Repères de nos côtes. Son histoire est également documentée dans des ouvrages et un documentaire, Il était un phare (2000), qui évoque la vie des gardiens dans cet environnement extrême.

Architecturalement, Kéréon se distingue par sa tour cylindrique abritant six pièces superposées et une lanterne métallique surmontée d’un abri pour la sirène de brume. Son intérieur, d’une qualité rare pour un phare, contraste avec sa sobriété extérieure. Les ingénieurs Fernand Crouton et Le Corvaisier ont supervisé sa construction, marquant l’apogée des phares-monuments en France.

Liens externes