Origine et histoire du pigeonnier de Camusat
Le pigeonnier de Camusat, situé à Solomiac dans le Gers, est un monument historique de plan circulaire, une particularité rare dans la région. Sa construction remonte probablement au XVIe siècle, bien que cette datation reste incertaine. L’édifice se distingue par son larmier partiellement remplacé par une tôle, une gênoise triple et parallèle, ainsi qu’une porte unique orientée à l’ouest. À l’intérieur, des nids sont aménagés dans les murs à 1,75 mètre du sol, tandis que l’épi traditionnel en terre cuite vernissée, foudroyé en 1950, témoigne de son histoire mouvementée.
Le pigeonnier a été inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 20 décembre 1973, protégeant ainsi ses façades et toitures. Son adresse exacte, 2475 Route d'Auch à Solomiac, est référencée dans la base Mérimée sous le code Insee 32436. Bien que sa localisation GPS soit jugée « a priori satisfaisante » (note 6/10), peu d’informations pratiques sur sa visite ou son usage actuel (location, chambres d’hôtes) sont disponibles.
Les pigeonniers, souvent associés aux seigneuries ou aux exploitations agricoles, jouaient un rôle économique et symbolique dans les campagnes. Celui de Camusat, par sa forme circulaire et ses détails architecturaux, illustre les techniques de construction locales tout en soulignant le prestige lié à la possession d’un tel édifice. Son classement reflète l’intérêt patrimonial pour ces structures, aujourd’hui rares et menacées par le temps.
La région Occitanie, et plus particulièrement le Gers, était marquée au XVIe siècle par une économie rurale dominée par l’agriculture et l’élevage. Les pigeonniers, réservés aux seigneurs ou aux propriétaires terriens aisés, servaient à la fois de réserve alimentaire (viande, fumier) et de marqueur social. Leur architecture, souvent sobre mais fonctionnelle, répondait à des besoins pratiques tout en affirmant un statut. Le pigeonnier de Camusat, avec ses caractéristiques uniques, s’inscrit dans ce contexte historique et culturel.
L’état actuel du monument, avec ses éléments remplacés (tôle) ou endommagés (épi foudroyé), révèle les défis de sa préservation. Malgré ces altérations, sa structure globale et ses aménagements intérieurs (nids muraux) restent des témoignages précieux des pratiques agricoles et architecturales d’autrefois. L’absence de données sur son accessibilité ou sa valorisation touristique souligne le besoin de documentation complémentaire pour ce patrimoine méconnu.