Période de création Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Datation estimée du polissoir.
20 juillet 1912
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 20 juillet 1912 (≈ 1912)
Protection officielle par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Polissoir dit Pierre Rirette ou Pierre du Diable : classement par arrêté du 20 juillet 1912
Origine et histoire
Le polissoir dit Pierre Rirette, également connu sous le nom de Pierre du Diable, est un monument mégalithique situé au Petit-Pressigny, dans le département d'Indre-et-Loire. Datant du Néolithique, cette pierre est un vestige des pratiques artisanales de l'époque, utilisées pour polir des outils en pierre comme des haches ou des herminettes. Son classement comme Monument Historique par arrêté du 20 juillet 1912 souligne son importance archéologique et patrimoniale.
Le monument est aujourd’hui la propriété du département d’Indre-et-Loire. Bien que sa localisation exacte soit mal précisée (note de 1/10 selon la base Mérimée), il reste un témoignage rare des savoir-faire techniques des communautés néolithiques de la région Centre-Val de Loire. Ces polissoirs étaient souvent associés à des lieux de rassemblement ou d’échanges, jouant un rôle central dans la vie économique et sociale des populations préhistoriques.
Au Néolithique, la région du Petit-Pressigny, comme d’autres zones de l’actuel Centre-Val de Loire, était marquée par une économie agro-pastorale et une sédentarisation croissante. Les outils polis, fabriqués grâce à des sites comme la Pierre Rirette, facilitaient le défrichage, la construction et le travail du bois. Ces objets, parfois échangés sur de longues distances, reflètent l’essor des réseaux commerciaux et culturels de l’époque.
La protection du polissoir en 1912 s’inscrit dans une démarche plus large de préservation du patrimoine préhistorique français, initiée à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Ces mesures visaient à sauvegarder des vestiges menacés par l’urbanisation, l’agriculture intensive ou le pillage. Aujourd’hui, bien que les informations pratiques sur sa visite soient limitées, le site conserve une valeur scientifique et pédagogique majeure.