Construction présumée IIᵉ siècle apr. J.-C. (≈ 100)
Date hypothétique avancée par les sources locales
Milieu du XIXe siècle
Première mention moderne
Première mention moderne Milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Évocation par un ingénieur lors de travaux routiers
1960
Redécouverte des vestiges
Redécouverte des vestiges 1960 (≈ 1960)
Signalement par Lucien Van Damme et Adrien Bruhl
19 septembre 1989
Classement monument historique
Classement monument historique 19 septembre 1989 (≈ 1989)
Inscription des culées par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont romain (vestiges) (cad. C 322, 323) : inscription par arrêté du 19 septembre 1989
Personnages clés
Lucien Van Damme - Érudit local
Redécouvreur des vestiges au XXe siècle
Adrien Bruhl - Historien régional
Signale la nature antique du pont en 1960
André Blanc - Archéologue
Auteur d’une étude sur les ponts gallo-romains (1966)
Origine et histoire
Le pont romain de Villeperdrix, situé dans la commune du même nom en Drôme (Auvergne-Rhône-Alpes), date probablement du IIe siècle apr. J.-C. Cet ouvrage antique enjambait le vallon encaissé du ruisseau de la Croix, un affluent de l'Eygues, à moins de 500 mètres de leur confluent. Aujourd’hui, il n’en reste que les deux culées ancrées dans le rocher, conservées sur des hauteurs inégales (8,50 m à gauche, 4 m à droite). Leur parement, composé de petits moellons locaux et de dalles de chaînage, témoigne d’une construction homogène, sans trace de réparation ultérieure.
Les vestiges furent redécouverts au milieu du XXe siècle par l’érudit local Lucien Van Damme, après avoir été mentionnés en 1850 par un ingénieur dans le cadre de travaux routiers. L’absence de briques ou de tuiles dans la maçonnerie, ainsi que la régularité des claveaux rectangulaires des voûtes disparues, confirment leur origine antique. Les contreforts latéraux s’appuient directement sur la roche naturelle, soulignant l’adaptation du pont à son environnement géologique.
Classé monument historique par arrêté du 19 septembre 1989, le site illustre l’ingénierie romaine en milieu montagneux. Les culées, dépourvues de leur tablier et de leur voûte, offrent un exemple rare de structure routière antique dans la région. Leur inscription répond à leur valeur archéologique, malgré leur état fragmentaire. Aucune fouille exhaustive n’a cependant permis de dater précisément leur construction, le IIe siècle restant une hypothèse fondée sur des comparaisons régionales.
Le pont s’inscrit dans un réseau viaire romain plus large, bien que son tracé exact et sa destination finale demeurent incertains. Son emplacement, proche du bourg actuel mais isolé dans la gorge, suggère un rôle de franchissement local plutôt que de grand axe commercial. Les matériaux exclusivement locaux (moellons, dalles calcaires) indiquent une construction utilitaire, peut-être liée à l’exploitation des ressources environnantes (agriculture, mines).
Les sources écrites médiévales ou modernes ne mentionnent pas le pont, ce qui explique son oubli progressif jusqu’au XIXe siècle. Sa redécouverte au XXe siècle doit beaucoup aux travaux d’André Blanc (1966) et aux signalements d’Adrien Bruhl, qui ont permis son identification comme ouvrage romain. Aujourd’hui, le site, libre d’accès, attire les passionnés d’histoire antique et de patrimoine drômois.
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