Première mention du village 1110 (≈ 1110)
Pontruel cité dans un cartulaire.
août 1914
Début de l'occupation allemande
Début de l'occupation allemande août 1914 (≈ 1914)
Village sous contrôle jusqu'en 1917.
février-mars 1917
Destruction totale du village
Destruction totale du village février-mars 1917 (≈ 1917)
Église dynamitée par les Allemands.
8 avril 1917
Libération temporaire par les Britanniques
Libération temporaire par les Britanniques 8 avril 1917 (≈ 1917)
Ruines reprises plusieurs fois.
18 septembre 1918
Libération définitive
Libération définitive 18 septembre 1918 (≈ 1918)
Fin de la bataille de la ligne Hindenburg.
17 octobre 1920
Décoration de la Croix de guerre
Décoration de la Croix de guerre 17 octobre 1920 (≈ 1920)
Reconnaissance des souffrances subies.
23 août 1925
Inauguration du monument aux morts
Inauguration du monument aux morts 23 août 1925 (≈ 1925)
Hommage aux 30 victimes locales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Général Hindenburg - Commandant allemand
Ordonna la destruction du village.
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Pontruet, située dans le département de l’Aisne en région Hauts-de-France, est un monument marqué par l’histoire tragique de la Première Guerre mondiale. Bien que sa période de construction initiale ne soit pas précisée dans les sources, son existence est attestée dès le XIIe siècle, le village de Pontruet étant mentionné pour la première fois en 1110 sous le nom de Pontruel dans un cartulaire de l’abbaye de Saint-Quentin-en-l’Île. Le nom du village, dérivé de l’oïl pont et ru (« ruisseau »), évoque un petit pont local, reflétant son ancrage géographique près des marais et du canal de Saint-Quentin.
Durant la Grande Guerre, Pontruet fut occupé par les Allemands dès août 1914, subissant une occupation brutale jusqu’en mars 1917. Les habitants furent soumis à des réquisitions forcées (blé, viande, travaux agricoles) sous peine de sanctions sévères, comme en témoignent les arrêtés de la kommandantur d’Holnon. En février 1917, le général Hindenburg ordonna la destruction systématique du village dans le cadre de la retraite vers la ligne Hindenburg : maisons, église, mairie et écoles furent dynamités ou incendiées, et les arbres sciés. Le village, vidé de ses 390 habitants évacués de force, ne fut libéré qu’en septembre 1918 par les Britanniques.
Après l’Armistice, Pontruet, réduit à des ruines, entama une reconstruction longue et difficile. Seuls 188 habitants revinrent en 1921, soit moins de la moitié de la population d’avant-guerre. L’église Saint-Martin, comme l’ensemble du village, dut être rebâtie dans les années 1920. En reconnaissance des souffrances endurées, la commune reçut la Croix de guerre 1914-1918 le 17 octobre 1920. Aujourd’hui, le monument aux morts du village, inauguré en 1925, rend hommage aux 9 soldats et 21 civils de Pontruet victimes du conflit.
Le territoire de Pontruet, majoritairement agricole (94,3 % de terres arables en 2018), est traversé par l’Omignon, un affluent de la Somme. Son histoire hydrologique est liée au schéma d’aménagement des eaux (SAGE) de la Haute Somme, approuvé en 2017 pour gérer les cours d’eau et zones humides locales. La commune, rurale et dispersée, fait partie de l’aire d’attraction de Saint-Quentin et de la communauté de communes du Pays du Vermandois, illustrant son ancrage dans un territoire marqué par les séquelles de la guerre et une reconstruction résiliente.
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