Première campagne de restauration 1987-1988 (≈ 1988)
Rétablissement partiel de la hauteur primitive.
1993
Dégagement de la perspective ouest
Dégagement de la perspective ouest 1993 (≈ 1993)
Démolition d’un immeuble adjacent par la ville.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte Bergère (cad. AB 620, 911) : classement par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
Guillaume de l’Hermite - Abbé du Dorat
Dirigea la construction des fortifications en 1425.
Origine et histoire de la Porte Bergère
La Porte Bergère, construite au 2e quart du XVe siècle (entre 1485 et 1539), est la seule porte fortifiée conservée en Haute-Vienne et le dernier vestige des quatre portes médiévales du Dorat. Située à l’ouest des remparts, sur un coteau escarpé, elle se distingue par ses cinq mâchicoulis ornés d’accolades, typiques de l’architecture défensive de la fin du Moyen Âge. Son arc faiblement brisé (3,50 m d’ouverture) était protégé par une herse en fer installée en 1539, dont une réplique en bois est aujourd’hui visible.
Le système défensif repose sur deux tours semi-circulaires flanquant le passage, initialement dotées d’archères et de canonnières pour un feu rasant. Les tours, partiellement modifiées au XVIIIe siècle (1767) et restaurées en 1987-1988, abritaient des mécanismes de défense aujourd’hui disparus ou altérés. La tour nord, plus complexe, conserve des traces de fenêtres de guet et une console vide, probablement destinée à une statue. Les modifications ultérieures (XIXe siècle) ont ajouté des éléments néo-gothiques, tandis que la toiture actuelle diffère de l’originale.
Classée Monument Historique en 1984, la Porte Bergère a bénéficié de restaurations partielles, notamment après l’acquisition et la démolition d’un immeuble adjacent en 1993, dégagent une perspective ouest. Les fortifications en pierre, bâties en 1425 sous l’abbé Guillaume de l’Hermite, remplaçaient des structures en bois. Parmi les quatre portes d’origine (dont deux à pont-levis), seule la Porte Bergère subsiste, illustrant l’évolution des techniques défensives entre le XVe et le XVIe siècle.
Les travaux futurs visent à restaurer la toiture de la tour sud et à achever le ravalement, afin de préserver ce témoignage rare de l’architecture militaire limousine. Son état actuel permet d’observer les adaptations successives (mâchicoulis, archères murées, ouvertures néo-gothiques), reflétant les besoins défensifs puis esthétiques à travers les siècles.