Ville libre d'Empire 1374 (≈ 1374)
Verdun devient ville libre d'Empire, influençant le statut de la porte.
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification de la Porte Chaussée vers 1350–1380 grâce à Jean Wautrec.
1690
Rénovation Vauban
Rénovation Vauban 1690 (≈ 1690)
Remplacement de l'ouvrage ogival par un portail en plein cintre et reconstruction de la tour sud.
1755
Cession à l'État
Cession à l'État 1755 (≈ 1755)
La porte est cédée à l'État et utilisée comme prison militaire.
1860
Fermeture de la prison
Fermeture de la prison 1860 (≈ 1860)
Fermeture de la prison militaire en raison des conditions de détention.
1881
Classement historique
Classement historique 1881 (≈ 1881)
Classement de la Porte Chaussée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte Chaussée (porte et passage entre deux tours) : classement par arrêté du 21 mars 1881
Personnages clés
Jean Wautrec
Riche drapier et premier magistrat de Verdun, financeur de la construction de la porte.
Vauban
Ingénieur militaire ayant supervisé des travaux de rénovation en 1690.
Origine et histoire de la Porte Chaussée
La Porte Chaussée est une porte de ville de Verdun (Meuse), édifiée au XIVe siècle (vers 1350–1380) le long de la Meuse et l’une des trois portes monumentales du Grand Rempart. Elle a été construite grâce à la générosité de Jean Wautrec, riche drapier et premier magistrat de la cité, et doit son nom à une voie créée au XIIe siècle par une famille aisée de Verdun. La porte illustre le nouveau statut de Verdun, devenue ville libre d’Empire en 1374. Remaniée dans la seconde moitié du XVIIe siècle — notamment en 1690 lors des travaux liés à Vauban — puis au XIXe siècle, elle a connu plusieurs transformations architecturales. En 1690 l’ouvrage ogival a été remplacé par un portail en plein cintre surmonté d’un fronton toscan; à la même époque la tour sud, effondrée après un affaissement du sol, a été reconstruite à l’identique avec les anciennes pierres. Cédée à l’État en 1755, la Porte Chaussée a servi de prison militaire jusqu’en 1860, date à laquelle les médecins militaires firent état des conditions de détention et entraînèrent sa fermeture. En 1880 le pont-levis fut détruit; le génie militaire proposa d’agrandir le passage en perçant une tour, mais l’opposition des habitants conduisit à la création d’une voie détournée. Classée au titre des monuments historiques le 21 mars 1881, elle fut rachetée par la ville en 1889. Le monument se compose de deux tours jumelles circulaires couronnées de créneaux et de mâchicoulis; elles mesurent 20 mètres de hauteur et présentent des murs extérieurs d’environ 1,75 mètre d’épaisseur. Les tours sont reliées par un portique intégrant un portail en plein cintre, surmonté du fronton toscan évoqué plus haut; l’ensemble, de style gothique, est orné de gargouilles et de sculptures en trèfle. La porte comporte trois étages au-dessus d’une cave et se termine par une terrasse à ciel ouvert; elle conservait également une herse. De l’enceinte fortifiée du XIVe siècle subsistent, en complément de la Porte Chaussée, plusieurs tours comme la tour du Champ, la tour de l’Islot, la tour des Plaids et la tour du Diable. Visible depuis le bord de la Meuse, l’ouvrage offre des vues frontales, latérales et postérieures qui illustrent ses diverses restaurations et son rôle historique dans le système défensif de Verdun.