Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Porte fortifiée avec archères et murs fins.
Début XVIIe siècle
Réaménagement public
Réaménagement public Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Ouverture de croisées, perte du caractère défensif.
6 octobre 1925
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 6 octobre 1925 (≈ 1925)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte d'Amont : inscription par arrêté du 6 octobre 1925
Origine et histoire de la Porte d'Amont
La Porte d'Amont de Meung-sur-Loire est le seul vestige monumental des anciennes fortifications de la ville, dont les remparts subsistent aujourd’hui à l’état résiduel. D’après les caractéristiques défensives archaïques (archères, murs fins, absence de pont-levis), sa construction remonterait au XIVe siècle. Ces éléments suggèrent une conception médiévale adaptée aux techniques militaires de l’époque, bien que dépourvue des évolutions ultérieures comme les systèmes de pont mobile.
Au début du XVIIe siècle, la porte fut profondément réaménagée pour des usages publics, perdant ainsi une grande partie de son caractère fortifié originel. Les modifications inclurent l’ouverture de larges croisées et, probablement, la suppression de superstructures défensives. Plus récemment, un passage piéton a été ajouté, altérant davantage son apparence historique. Ces transformations reflètent l’évolution des besoins urbains, passant d’une fonction militaire à un rôle plus civil et pratique.
Architecturalement, la porte présente un plan rectangulaire, encadrant un passage central flanqué de deux chambres de tir ou de guet, également rectangulaires. Un bâtiment en retour d’équerre, situé au sud-est, complète l’ensemble. Le rez-de-chaussée est percé d’une porte charretière en anse de panier, accompagnée d’une porte piétonne, tandis qu’un clocheton décentré surmonte le trumeau central, probablement ajouté lors des travaux du XVIIe siècle. À l’étage, une porte en segment d’arc permettait autrefois l’accès au chemin de ronde, témoignant de son usage défensif initial.
La porte défendait autrefois l’entrée nord de la ville, en direction de la route de Blois, jouant un rôle stratégique dans le contrôle des accès. Son inscription comme Monument Historique par arrêté du 6 octobre 1925 souligne son importance patrimoniale, bien que son état actuel résulte de multiples adaptations au fil des siècles. Aujourd’hui propriété de la commune, elle incarne à la fois l’héritage médiéval de Meung-sur-Loire et les mutations urbaines des époques modernes.