Première attestation Xe siècle (≈ 1050)
Porte mentionnée pour la première fois.
XIIIe et XIVe siècles
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure XIIIe et XIVe siècles (≈ 1450)
Structure actuelle édifiée, châtelet et barbacane.
1741
Ajout d'une porte ornée
Ajout d'une porte ornée 1741 (≈ 1741)
Sculptée par Charles Hottin, détruite en 1858.
1858
Destruction de la porte du XVIIIe
Destruction de la porte du XVIIIe 1858 (≈ 1858)
Remplacement par la rampe d'Ardon.
1909
Classement monument historique
Classement monument historique 1909 (≈ 1909)
Protection officielle de la porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte d'Ardon : classement par arrêté du 14 avril 1909
Personnages clés
Charles Hottin - Sculpteur
Auteur de la porte ornée de 1741.
Origine et histoire de la Porte d'Ardon
La porte d'Ardon, située à Laon dans les Hauts-de-France, est une entrée fortifiée des remparts de la ville, dont la structure actuelle date principalement du XIVe siècle. Elle est attestée dès le Xe siècle, mais sa reconstruction majeure intervint aux XIIIe et XIVe siècles. Cette porte double se composait d’un châtelet équipé d’une herse, d’un assommoir et de vantaux (aujourd’hui détruits), ainsi que d’une barbacane disparue. Son nom historique, porte royée ou porte royale, provient de sa proximité avec l’ancien palais royal de Laon.
En 1741, une nouvelle porte ornée fut ajoutée devant l’édifice médiéval, sculptée par Charles Hottin. Elle présentait des piliers surmontés de lions et des armes de France, mais fut détruite en 1858 lors de l’aménagement de la rampe d’Ardon. Sous la porte, une fontaine et des lavoirs, couverts au XIXe siècle, subsistent encore. Classée monument historique en 1909, la porte d’Ardon illustre l’évolution des fortifications urbaines, entre héritage médiéval et transformations modernes.
La porte s’insère dans un ensemble défensif plus large, prolongé à l’est par le rempart du midi et la promenade de la Couloire. Les marques de tailleurs de pierre, autrefois visibles, disparurent lors des restaurations du XIXe siècle. Ce monument reflète aussi les adaptations successives de Laon, ville stratégique dès le Moyen Âge, où les remparts jouaient un rôle clé dans la protection et l’organisation urbaine.