Frise chronologique
4e quart XVIe siècle - 1er quart XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
4e quart XVIe siècle - 1er quart XVIIe siècle (≈ 1687)
Période de construction de la porte.
1866
Fin de l'usage exclusif
Fin de l'usage exclusif
1866 (≈ 1866)
Dernière année comme unique entrée du village.
23 avril 1979
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
23 avril 1979 (≈ 1979)
Protection de la façade et de la toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur rue et la toiture correspondante (cad. AB 52) : inscription par arrêté du 23 avril 1979
Personnages clés
| Connétable de Montmorency - Commanditaire de travaux |
Intervient sur la porte à une date non précisée. |
| Prince Grimaldi - Commanditaire de travaux (XVIIIe siècle) |
Rénovations ultérieures de la porte. |
Origine et histoire
La porte d'Eyguières, aussi appelée porte de l'eau, est un édifice situé aux Baux-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. Elle fait partie des remparts de la ville et constituait, jusqu'en 1866, la seule entrée du village. Cette porte permettait un accès direct au vallon de la Fontaine, un point stratégique pour l'approvisionnement en eau. Son architecture reflète son rôle défensif et utilitaire dans l'organisation médiévale et moderne du village.
La porte a connu plusieurs phases de travaux, notamment sous l'impulsion du Connétable de Montmorency et, plus tard, du prince Grimaldi au XVIIIe siècle. Ces interventions témoignent de son importance persistante à travers les siècles. En 1979, la façade sur rue et la toiture correspondante ont été inscrites au titre des monuments historiques, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. La porte incarne aujourd’hui un vestige clé de l’histoire défensive et urbaine des Baux-de-Provence.
Les Baux-de-Provence, village perché emblématique de la région, était un lieu stratégique en Provence. Les remparts et leurs portes, comme celle d'Eyguières, jouaient un rôle central dans la protection des habitants et le contrôle des accès. La porte d'Eyguières illustre ainsi l’évolution des techniques de fortification entre la Renaissance et l’époque moderne, tout en soulignant l’adaptation des infrastructures aux besoins locaux, comme l’accès à l’eau.