Construction des remparts 1167-1197 (≈ 1182)
Édifiés par Pons Amelii, abbé d'Alet.
21 septembre 1932
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 21 septembre 1932 (≈ 1932)
Protection officielle de la porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de Cadène : classement par arrêté du 21 septembre 1932
Personnages clés
Pons Amelii - Abbé d'Alet (1167-1197)
Commanditaire des remparts et de la porte.
Origine et histoire de la Porte de Cadène
La Porte de Cadène d'Alet-les-Bains fait partie des fortifications érigées autour de la ville sous l’impulsion de Pons Amelii, abbé du monastère local entre 1167 et 1197. Ces remparts, complétés par des fossés, visaient à protéger la cité médiévale. La porte se distingue par sa structure rectangulaire massive, reliée aux murailles, et son passage voûté en plein cintre, caractéristique de l’architecture romane défensive. Un mâchicoulis, positionné au-dessus des piédroits, renforçait sa fonction militaire en permettant de contrôler l’accès.
La voûte de la porte, initialement haute, fut partiellement modifiée par l’ajout d’un arc au niveau des piédroits, réduisant ainsi la hauteur du passage. Cette adaptation pourrait refléter une évolution des besoins défensifs ou une volonté de faciliter la fermeture par des vantaux. La partie supérieure de la construction, aujourd’hui dérasée, suggère des aménagements postérieurs ou une destruction partielle. La porte fut classée Monument Historique en 1932, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Alet-les-Bains, alors centre religieux et politique sous l’autorité de l’abbaye, bénéficiait d’une position stratégique dans la région. Les fortifications, dont la Porte de Cadène, illustraient le pouvoir temporel des abbés et leur rôle dans l’organisation urbaine. La ville, entourée de ces remparts, abritait une communauté mêlant moines, artisans et paysans, organisée autour des activités monastiques et agricoles. Ces murs symbolisaient aussi la protection contre les conflits régionaux fréquents au Moyen Âge.