Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Porte et passage voûté édifiés.
XVe siècle
Ajout de la cheminée
Ajout de la cheminée XVe siècle (≈ 1550)
Cheminée armoriée intégrée au-dessus.
début XVIe siècle
Modifications des façades
Modifications des façades début XVIe siècle (≈ 1604)
Fenêtres ajoutées sur chaque façade.
12 avril 1927
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 avril 1927 (≈ 1927)
Protection officielle de la porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de l'Aumônerie : classement par arrêté du 12 avril 1927
Origine et histoire de la Porte de l'Aumônerie
La Porte de l'Aumônerie à Charroux, datée des XIIIe et XVe siècles, est un exemple typique d'architecture médiévale civile et religieuse. Elle se distingue par son passage voûté d'arêtes à nervures, flanqué d'arcs à trois rangs de claveaux reposant sur des demi-colonnes aux chapiteaux ornés de crochets. Une porte en arc brisé, encadrée de colonnettes, perce le passage, tandis que chaque façade est éclairée par une fenêtre du début du XVIe siècle, dont l'une est surmontée d'un écusson. Ces éléments reflètent les évolutions stylistiques entre le gothique primitif et la Renaissance naissante.
Au-dessus de la porte, une pièce abrite une cheminée du XVe siècle, elle aussi décorée de colonnettes et d'un manteau mouluré. Son tympan, orné d'un arc et d'un écusson armorié, suggère un usage lié à une institution ou une famille noble. Classée Monument Historique par arrêté du 12 avril 1927, cette porte illustre le rôle des aumôneries médiévales, souvent associées à des établissements religieux ou hospitaliers, dans l'accueil des pèlerins et des pauvres. Son état de conservation et ses détails architecturaux en font un témoignage précieux de l'histoire locale.
La localisation de la Porte de l'Aumônerie, au 5 Rue Saint-Sulpice à Charroux (code Insee 86061), dans l'ancienne région Poitou-Charentes, aujourd'hui intégrée à la Nouvelle-Aquitaine, souligne son ancrage dans un territoire marqué par le patrimoine roman et gothique. Les modifications apportées au XVIe siècle, comme les fenêtres, révèlent une adaptation aux nouveaux canons esthétiques, tout en préservant la structure d'origine. L'absence de sources détaillant son usage exact laisse planer des interrogations sur son fonctionnement quotidien, typique des monuments civils médiévaux dont les archives sont souvent fragmentaires.