Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification de la porte rectangulaire avec campanile et tourelles.
1478
Installation de l'horloge
Installation de l'horloge 1478 (≈ 1478)
Ajout d'une cloche et d'une horloge, transformant la porte en beffroi.
1744-1746
Transformation des parties hautes
Transformation des parties hautes 1744-1746 (≈ 1745)
Rénovation majeure des parties supérieures de la porte.
XVIIe siècle
Modification de l'arcade
Modification de l'arcade XVIIe siècle (≈ 1750)
Réunion des deux ouvertures en une seule arcade pour faciliter la circulation.
13 décembre 1978
Classement historique
Classement historique 13 décembre 1978 (≈ 1978)
La porte est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de la Grosse-Horloge (cad. EN 38, 273) : classement par arrêté du 13 décembre 1978
Personnages clés
Jean Rochelle
Maire ayant ordonné la reconstruction du campanile en 1594.
Moyse
Architecte ayant modifié les ouvertures en 1672.
Gendrier
Auteur probable de la transformation des parties hautes entre 1744 et 1746.
Origine et histoire de la Porte de la Grosse Horloge
La Porte de la Grosse-Horloge reliait autrefois la vieille ville au port, appartenant à l'enceinte intérieure qui protégeait La Rochelle des incursions maritimes. Les sources évoquent ses origines médiévales, certaines la situant au début du XIIe siècle lors de la construction de la première enceinte, d'autres au début du XIVe siècle. Au XIVe siècle, l'édifice était rectangulaire, surmonté d'un campanile et flanqué de deux tourelles coiffées en poivrière, et il ouvrait par deux baies inégales sur le port et le faubourg du Perrot. En 1478 on y installa une cloche et une horloge, faisant de la porte le beffroi de la ville en remplacement de la porte de Mallevault. En 1594 le maire Jean Rochelle ordonna la reconstruction du campanile et d'une des tours. En 1672 l'architecte Moyse réunit les deux ouvertures en une seule arcade pour faciliter la circulation. Les parties hautes furent largement transformées entre 1744 et 1746 ; Gendrier, qui signe les devis à partir de 1743, est probablement l'auteur de cette transformation. Malgré ces réfections successives, les parties basses conservent l'allure médiévale d'origine. La tour quadrangulaire présente côté port des arêtes amorties en tourelles, initialement crénelées, puis coiffées au XVe siècle d'un faîtage conique à tuiles imbriquées. Le beffroi est percé d'une arcade en plein cintre sur chacune de ses faces ; des pilastres jumelés d'ordre ionique ornent les façades donnant sur le port et la ville, tandis que des colonnes à chapiteaux ioniques décorent les petits côtés. Un entablement à corniche débordante couronne la partie inférieure ; au-dessus, un attique supporte un dôme coiffé d'une lanterne percée de quatre arcades ornées de pilastres couplés d'ordre composite. Les deux anciennes tourelles qui flanquent la tour côté port sont couronnées de trophées représentant des allégories astronomiques et maritimes. Devenue moins utile après l'agrandissement de la ville, la porte est néanmoins restée un des principaux points de passage entre les quais et la vieille ville. Elle a aussi vu passer l'éphémère tramway de La Rochelle et a abrité pendant quelques années un musée archéologique consacré aux Templiers rochelais. La porte de la Grosse-Horloge est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 13 décembre 1978.