Fondation de Cordes-sur-Ciel 1222-1229 (≈ 1226)
Construction de la bastide et de l'enceinte par Raymond VII.
1229
Traité de Meaux-Paris
Traité de Meaux-Paris 1229 (≈ 1229)
Cordes citée comme ville forte de l'Albigeois.
XVIe siècle
Guerres de religion
Guerres de religion XVIe siècle (≈ 1650)
Combats ayant marqué la porte (pierres rougies).
28 novembre 1962
Classement monument historique
Classement monument historique 28 novembre 1962 (≈ 1962)
Protection officielle de la porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de la Jane (cad. B1 473, 470) : classement par arrêté du 28 novembre 1962
Personnages clés
Raymond VII - Comte de Toulouse
Fonda Cordes-sur-Ciel et son enceinte en 1222.
Origine et histoire de la Porte de la Jane
La porte de la Jane est une porte médiévale intégrée à l’enceinte intérieure de Cordes-sur-Ciel, une bastide fondée au XIIIe siècle. Elle fut construite lors de l’édification de la ville entre 1222 et 1229, sous l’impulsion du comte de Toulouse Raymond VII, dans le contexte des conflits albigeois. La cité, mentionnée dans le traité de Meaux-Paris (1229) comme une place forte de l’Albigeois, fut érigée en seulement sept ans, reflétant son rôle stratégique dans la région.
La porte présente une voûte en plein cintre surmontée de corbeaux, vestiges d’une ancienne échauguette, et était protégée par une herse et une porte en bois à deux battants. Deux archères encadrent l’entrée, tandis que des pierres rougies par le feu témoignent des combats lors des guerres de religion. Une sculpture sur le linteau suggère que le corps de garde abritait autrefois un atelier de cordonnier. Flanquée de deux tours couvertes de tuiles canal, la porte allie fonction défensive et traces de la vie quotidienne.
Classée monument historique en 1962, la porte a bénéficié d’une restauration sur dix ans, menée par la Société des Amis du Vieux Cordes avec le soutien de la DRAC, de la région Occitanie, du département du Tarn et de la commune. Les travaux ont visé à sécuriser la structure, installer des fenêtres pour étanchéifier l’intérieur et préserver l’appareillage d’origine, tout en respectant son authenticité.
La porte de la Jane illustre l’histoire mouvementée de Cordes-sur-Ciel, entre conflits médiévaux, vie artisanale et efforts contemporains de préservation. Son architecture, mêlant éléments militaires et civils, en fait un témoignage rare des bastides du Sud-Ouest, liées à la fois à la croissance urbaine du XIIIe siècle et aux luttes religieuses des siècles suivants.