Construction présumée XIIIe siècle (≈ 1350)
Origine probable de la porte, comme autres portes.
20 juin 1910
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 20 juin 1910 (≈ 1910)
Protection officielle de la porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte dite de la Mercerie : classement par arrêté du 20 juin 1910
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur.
Origine et histoire de la Porte de la Mercerie
La porte de la Mercerie, aussi appelée porte Cabilière, est située à Rocamadour dans le Lot, en région Occitanie. Elle barre la rue de la Mercerie, qui longe la falaise au sud-ouest de la cité religieuse. Ce monument se compose d’une porte proprement dite, permettant le passage de la rue, et d’une tour semi-troglodytique adossée à la falaise, reliée par une courtine. La porte est construite en pierre de taille, avec un arc brisé aux claveaux étroits, surmonté d’une voûte en berceau brisé surbaissé. La tour, protégée par le surplomb rocheux, comporte deux niveaux, avec une porte étroite à linteau au premier étage.
La structure est associée à un fragment des anciens remparts de Rocamadour. La voûte ogivale de la porte est surmontée d’une maçonnerie qui devait servir de chemin de ronde, probablement crénelé. Bien que classée parmi les monuments du XIVe et XVe siècles, son origine remonte vraisemblablement au XIIIe siècle, comme les autres portes de la ville (Hugon, du Figuier, Cabilière). Son architecture reflète les techniques défensives médiévales, adaptées au site escarpé.
Classée Monument Historique par arrêté du 20 juin 1910, la porte de la Mercerie est aujourd’hui propriété de la commune de Rocamadour. Son état de conservation et sa localisation, notée comme « a priori satisfaisante » (6/10), en font un témoignage remarquable de l’enceinte fortifiée de cette cité mariale. La porte illustre l’intégration des défenses urbaines dans un paysage karstique, où la falaise elle-même jouait un rôle protecteur.
Le monument s’inscrit dans le contexte plus large de Rocamadour, ville pèlerine majeure du Moyen Âge, où les remparts délimitaient l’espace sacré de la cité religieuse. La rue de la Mercerie, qu’elle contrôle, était un axe stratégique pour les échanges et la circulation entre les quartiers bas et les sanctuaires perchés. Son architecture hybride (pierre et roche naturelle) témoigne des adaptations des bâtisseurs médiévaux aux contraintes géologiques du site.