Décision de construction 15 juillet 1752 (≈ 1752)
Délibération des jurats pour une nouvelle porte.
19 janvier 1758
Début des travaux
Début des travaux 19 janvier 1758 (≈ 1758)
Lancement du chantier par Jean Alary.
25 juillet 1759
Achèvement de la porte
Achèvement de la porte 25 juillet 1759 (≈ 1759)
Fin des travaux et inauguration.
12 avril 1965
Classement monument historique
Classement monument historique 12 avril 1965 (≈ 1965)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de la Monnaie (cad. S non cadastré) : inscription par arrêté du 12 avril 1965
Personnages clés
Intendant Tourny - Commanditaire politique
Proposa la construction de la porte.
André Portier - Architecte concepteur
Auteur des plans initiaux.
Jean Alary - Architecte entrepreneur
Dirigea les travaux de construction.
Origine et histoire de la Porte de la Monnaie
La porte de la Monnaie fut construite pour répondre à un besoin pratique : les remparts de Bordeaux isolaient les habitants situés entre la porte de la Grave et la porte Sainte-Croix du port. Sur proposition de l’intendant Tourny, les jurats de la ville ordonnèrent sa création le 15 juillet 1752. Les travaux, dirigés par l’architecte entrepreneur Jean Alary selon les plans d’André Portier, débutèrent le 19 janvier 1758 et s’achevèrent le 25 juillet 1759. Son nom provient de l’atelier de la monnaie, alors déplacé à proximité.
L’édifice adopte une forme d’arc de triomphe, plus modeste et sobre que les autres portes bordelaises. Architecturalement, elle se compose de deux piédroits en pierre encadrant une ouverture en arc, surmontée d’une corniche soutenue par des modillons. À l’intérieur, un second arc surbaissé s’inscrit dans les piédroits, moins larges. La porte fut classée monument historique par arrêté du 12 avril 1965, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
La rue adjacente, initialement nommée rue Anglaise (ou rue des Arlots), prit le nom de rue de la Monnaie après la construction de la porte. L’orthographe du monument évolua au fil du temps : Porte de la Monnoye devint Porte de la Monnoie, puis Porte de la Monnaie. Aujourd’hui, l’atelier de la monnaie a déménagé à Pessac, mais la porte reste un témoignage de l’histoire urbaine et économique de Bordeaux.
La porte s’inscrit dans un ensemble plus large de remparts et portes de ville, illustrant les transformations de Bordeaux au XVIIIe siècle. Son emplacement stratégique, entre le pont de pierre et le pont Saint-Jean, en faisait un point de passage clé pour les échanges entre la ville et le fleuve. La sobriété de son architecture contraste avec le faste d’autres monuments bordelais de la même époque, reflétant peut-être une fonction plus utilitaire que symbolique.