Achèvement de la porte 1382 (≈ 1382)
Construction terminée, style roman confirmée.
12 juillet 1886
Classement monument historique
Classement monument historique 12 juillet 1886 (≈ 1886)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de la Saunerie : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique.
Origine et histoire de la Porte de la Saunerie
La Porte de la Saunerie, située dans le centre ancien de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), est une porte fortifiée de style roman achevée en 1382. Elle constituait l’entrée sud des remparts médiévaux de la ville. Son nom proviendrait de sa proximité avec la rue Saunerie, lieu où le sel était stocké et où les cochons étaient abattus, comme l’indique son étymologie provençale saunarié (abattoir). Ces activités, souvent malodorantes, étaient reléguées en périphérie des cités médiévales, près des quartiers des tanneurs.
La structure défensive de la porte inclut un corps central flanqué de deux assommoirs et deux tourelles latérales couronnées de mâchicoulis. Sous son arche, le sol arbore les quatre mains d’or, symbole héraldique de Manosque évoquant son statut de « ville ouverte ». Classée monument historique par arrêté du 12 juillet 1886, elle appartient aujourd’hui à la commune. Son architecture reflète les préoccupations militaires et urbaines du XIVe siècle, tout en témoignant des usages socio-économiques de l’époque, comme le commerce du sel et l’abattage.
La Porte de la Saunerie s’inscrit dans un ensemble de quatre portes (avec celles du Soubeyran, Guillempierre et d’Aubette) qui rythmaient les accès au cœur historique de Manosque. Contrairement à d’autres, comme la porte d’Aubette détruite au XXe siècle pour faciliter la circulation automobile, elle a été préservée et reste un vestige majeur du patrimoine médiéval provençal. Son état actuel permet d’étudier les techniques de fortification urbaines ainsi que l’organisation spatiale des villes méridionales au Moyen Âge.