Frise chronologique
1214
Bataille de Bouvines
Bataille de Bouvines
1214 (≈ 1214)
Origine de la devise « fides » de la ville.
XVIe siècle
Construction de la porte
Construction de la porte
XVIe siècle (≈ 1650)
Remplace un édifice médiéval antérieur.
6 juillet 1907
Classement monument historique
Classement monument historique
6 juillet 1907 (≈ 1907)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de Nevers : classement par arrêté du 6 juillet 1907
Personnages clés
| Louis IV de Gonzague-Nevers - Duc de Nevers |
Hommage par le nom de la porte. |
Origine et histoire
La Porte de Nevers, aussi appelée « Porte du Bas », est une porte fortifiée intégrée à l’enceinte médiévale de Saint-Valery-sur-Somme. Construite au XVIe siècle en grès, silex et brique, elle remplace un édifice plus ancien dont les fondations subsistent partiellement. Son nom rend hommage à Louis IV de Gonzague-Nevers, duc de Nevers, qui lutta contre la Ligue et les Espagnols en Picardie au début du règne d’Henri IV. Le blason du duc, surmonté de la devise « fides » (en référence à la bataille de Bouvines en 1214), orne toujours la voûte d’entrée.
La structure combine brique et pierre, avec une toiture en ardoise à deux pans. Les traces du pont-levis et de la herse sont encore visibles, ainsi qu’une poterne murée donnant autrefois accès à la grève. À gauche, l’ancien cachot abrite aujourd’hui des expositions. Classée monument historique en 1907, la porte illustre l’architecture défensive de la Renaissance et le rôle stratégique de Saint-Valery-sur-Somme, alors ville portuaire protégée par des remparts.
Le monument témoigne aussi de l’histoire communale : la devise « fides » célèbre la participation de la milice locale à la bataille de Bouvines (1214), un épisode marquant pour l’identité de la ville. Propriété de la commune, la Porte de Nevers est un vestige rare des fortifications urbaines de Picardie, associant héritage médiéval et adaptations Renaissance. Son état de conservation permet d’étudier les techniques de défense et l’urbanisme des XVIe et XVIIe siècles.