Destruction de la première enceinte 1207 (≈ 1207)
Rasée par Hugues IX de Lusignan.
1226
Reconstruction de l'enceinte
Reconstruction de l'enceinte 1226 (≈ 1226)
Par l’abbaye de Saint-Martial après récupération.
XIIIe siècle
Construction de la porte
Construction de la porte XIIIe siècle (≈ 1350)
Intégrée à la seconde enceinte médiévale.
17 juin 1941
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 17 juin 1941 (≈ 1941)
Porte et restes de remparts protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de Puy-Charraud et restes de remparts (cad. C 121, 132 ; D 124 ; A 89) : inscription par arrêté du 17 juin 1941
Personnages clés
Hugues IX de Lusignan - Comte de la Marche
Détruisit la première enceinte en 1207.
Raimond de Gaucelme - Abbé de Saint-Martial
Reconstruisit l’enceinte en 1226.
Henri II Plantagenêt - Roi d'Angleterre
Assiégea La Souterraine en 1170 et 1180.
Origine et histoire de la Porte de Puy-Charraud
La porte de Puy-Charraud, située à La Souterraine (Creuse, Nouvelle-Aquitaine), est un vestige des fortifications médiévales de la ville. Construite en granite, elle date probablement du XIIIe siècle, bien que certaines sources évoquent le XIVe siècle. Elle appartenait à la seconde enceinte, reconstruite après la destruction de la première en 1207 par Hugues IX de Lusignan, comte de la Marche. Cette porte, avec la porte Saint-Jean, est l’un des deux seuls accès conservés de l’enceinte.
La porte se compose d’un passage voûté en berceau surbaissé, fermé autrefois par une herse et une porte à cintre brisé. L’un des piédroits abrite un escalier en colimaçon menant à un ancien corps de garde. Contrairement à la porte Saint-Jean, elle ne possédait pas de pont-levis. Son architecture reflète les techniques défensives médiévales, avec des murs en granite et un système de fermeture renforcé.
Les fortifications de La Souterraine furent édifiées en plusieurs phases. La première enceinte, construite au XIIe siècle par les moines de Saint-Martial, fut rasée en 1207. Une seconde enceinte fut érigée au XIIIe siècle après la récupération de la ville par l’abbaye en 1226. Les remparts furent consolidés entre le XIVe et le XVIe siècle, avec des ajouts comme des fossés et des palissades. Aujourd’hui, seuls subsistent la porte de Puy-Charraud, la porte Saint-Jean, la tour de la Vigne et quelques fragments de murs.
La porte de Puy-Charraud fut inscrite aux monuments historiques le 17 juin 1941, reconnaissant son importance patrimoniale. Les vestiges des remparts, partiellement intégrés dans des constructions ultérieures, témoignent de l’évolution urbaine et défensive de La Souterraine. La ville, stratégique en Marche limousine, subit plusieurs sièges (notamment par Henri II Plantagenêt en 1170 et 1180), expliquant le renforcement progressif de ses défenses.
Au fil des siècles, l’enceinte perdit son utilité militaire. Dès le XVIIe siècle, les fossés furent comblés pour créer des rues. Au XVIIIe siècle, une partie des remparts fut vendue et démolie, ne laissant que les deux portes et quelques vestiges. La porte de Puy-Charraud, moins remaniée que la porte Saint-Jean, offre ainsi un exemple plus authentique de l’architecture défensive médiévale locale.