Fondation de Cordes et construction de l'enceinte 1222-1229 (≈ 1226)
Bastide construite par Raymond VII de Toulouse.
1229
Traité de Meaux-Paris
Traité de Meaux-Paris 1229 (≈ 1229)
Cordes citée comme ville forte de l'Albigeois.
XVe siècle
Remaniement de la porte
Remaniement de la porte XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de fenêtres à meneaux et perte des créneaux.
4 juin 1924
Classement monument historique
Classement monument historique 4 juin 1924 (≈ 1924)
Protection officielle de la porte de Rous.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de Rous : classement par arrêté du 4 juin 1924
Personnages clés
Raymond VII de Toulouse - Comte de Toulouse
Fonda Cordes et son enceinte en 1222.
Origine et histoire de la Porte de Rous
La porte de Rous, aussi appelée portail peint ou porte du Puech, est une porte médiévale emblématique de Cordes-sur-Ciel, une bastide fondée au XIIIe siècle dans le Tarn. Elle appartenait à l'enceinte intérieure de la cité, construite entre 1222 et 1229 sous l'impulsion du comte Raymond VII de Toulouse, dans le contexte des conflits albigeois. Son nom occitan pench (peint) évoque peut-être une décoration disparue ou une fonction symbolique.
La porte présente un arc en plein cintre typique de l'architecture militaire médiévale, renforcé par deux rainures pour herses et une meurtrière à étrier permettant de contrôler l'accès. À l'origine conçue pour la défense, elle fut modifiée aux XVe siècle : ses créneaux disparurent au profit d'ouvertures à meneaux, et une fenêtre en croix fut ajoutée sur la façade intérieure. Ces transformations reflètent l'évolution de son usage, passant d'un rôle purement défensif à une fonction plus résidentielle.
Classée monument historique depuis le 4 juin 1924, la porte de Rous est aujourd'hui la propriété inaliénable de la Société des Amis du Vieux Cordes. Elle témoigne des systèmes de fortification successifs de la ville, construits entre les XIIIe et XVe siècles pour protéger cette place forte de l'Albigeois. Découronnée comme les autres portes de Cordes, elle conserve néanmoins des éléments défensifs caractéristiques, comme les traces du pont-levis et les herses.
Son historique est lié au traité de Meaux-Paris (1229), qui mentionne Cordes comme l'une des villes fortes de l'Albigeois. Ce texte marque la fin de la croisade contre les Cathares et consacre le rôle stratégique de la bastide dans la région. La porte illustre ainsi à la fois l'héritage militaire occitan et les adaptations architecturales liées aux changements politiques et sociaux du Moyen Âge tardif.