Écroulement partiel vers 1895 (≈ 1895)
Dégâts structurels majeurs signalés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de Soissons ou de Saint-Martin : classement par liste de 1875
Personnages clés
Soibert - Bailli royal
Financeur de la construction initiale.
Garnerius - Responsable des travaux
Supervise l'édification vers 1217-1236.
Origine et histoire de la Porte de Soissons
La porte de Soissons est une porte fortifiée située à Laon, dans le département de l'Aisne, érigée au début du XIIIe siècle. Elle fait partie des remparts de la ville et se distingue par sa structure double : un châtelet et une barbacane, également appelée tour Dame Eve ou tour penchée. Cette porte, construite entre 1217 et 1236 sous l’impulsion du bailli royal Soibert, fut dotée d’un corps de garde en 1562. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1875.
La barbacane, édifiée en premier, est un ouvrage avancé destiné à renforcer la défense de l’entrée. La porte elle-même est composée de calcaire et comprenait initialement une herse, un assommoir et des vantaux, aujourd’hui détruits. La tour Dame Eve, partiellement démolie en 1473, est souvent confondue avec la porte Saint-Martin, aujourd’hui disparue. La porte de Soissons a subi des dégradations, notamment un écroulement partiel vers 1895.
La construction de cette porte est attribuée au bailli royal Soibert, qui en a financé l’édification, et à un certain Garnerius, mentionné comme responsable des travaux. Son nom évoque son rôle stratégique dans la défense de Laon, ville perchée et fortifiée, dont les remparts étaient essentiels pour contrôler les accès. La porte illustre l’architecture militaire médiévale, adaptée aux besoins de protection et de surveillance de l’époque.
La porte de Soissons est aujourd’hui propriété de la commune de Laon. Son classement en 1875 témoigne de son importance patrimoniale, tant pour son histoire que pour son architecture. Elle reste un vestige marquant des fortifications de Laon, ville qui a joué un rôle clé dans l’histoire médiévale de la région Picardie, aujourd’hui intégrée aux Hauts-de-France.