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Porte de Strasbourg à Bitche en Moselle

Patrimoine classé Patrimoine défensif Patrimoine urbain Porte-de-ville

Porte de Strasbourg à Bitche

  • 22 Rue Jean Jacques Kieffer
  • 57230 Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Porte de Strasbourg à Bitche
Crédit photo : Ji-Elle - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
57230 Bitche, 22 Rue Jean Jacques Kieffer

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1633
Destruction des bourgs
1662
Première mention des quatre portes
1786
Construction des corps de garde
1844
Ordonnance de fortification
1872
Condamnation des portes
1930
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte de Strasbourg : inscription par arrêté du 13 décembre 1930

Personnages clés

Maréchal d’Humières - Militaire et ingénieur Fortifie Bitche sous Louis XIV en 1634.
Vauban - Ingénieur militaire Participe aux fortifications de la ville (1683).
Général Schneider - Ministre de la Guerre (1839-1840) Ordone les fortifications de 1844.
Léopold Ier - Duc de Lorraine Récupère Bitche par le traité de Ryswick (1697).

Origine et histoire de la Porte de Strasbourg

La porte de Strasbourg, située à Bitche en Moselle, est l’un des rares vestiges des fortifications historiques de la ville. Initialement intégrée à une enceinte médiévale entourant deux bourgs (Kaltenhausen et Rohr), elle était appelée Oberpfort (porte supérieure) avant le XVIIe siècle. Ces bourgs, détruits en 1633 par les Suédois puis occupés par les Français en 1634, furent progressivement fortifiés sous Louis XIV par Vauban et le maréchal d’Humières. En 1662, quatre portes sont mentionnées : la Hinter Thor, la Vorder Thor, l’Ober Thor (Strasbourg) et l’Unter Thor (Sturzelbronn), surveillées par des gardiens rémunérés par la communauté.

Au XVIIIe siècle, les anciennes palissades sont remplacées par un mur d’enceinte achevé en 1795, coûtant 57 202 francs. En 1844, sous l’impulsion du général Schneider (ministre de la Guerre), de nouvelles fortifications sont érigées, déplaçant trois des quatre portes, sauf celle de Strasbourg, restée à son emplacement d’origine. Les portes de Sarreguemines, Phalsbourg et Landau, jugées obsolètes après 1870, sont détruites entre 1889 et 1900. Seule la porte de Strasbourg, inscrite en 1930, subsiste aujourd’hui, témoin des transformations militaires et urbaines de Bitche.

Les portes médiévales étaient des points de contrôle essentiels, régulant les entrées et sorties des habitants, des marchandises (bois, foin) et du bétail. Les gardiens (Wachtmeister) percevaient des taxes en nature (grain, foin) et bénéficiaient de droits comme la garde gratuite de bétail. Ces portes symbolisaient aussi l’autorité municipale et militaire, reflétant les changements de souveraineté entre la France, le Saint-Empire et la Lorraine. Leur disparition progressive au XIXe siècle marque l’adaptation de la ville à la modernité et à la perte de leur utilité défensive.

La porte de Strasbourg, construite en pierre, diffère des anciennes barrières en bois de 1743, remplacées par des corps de garde en 1786. Ces bâtiments, conçus pour loger douze soldats, comprenaient un grenier et couvraient 192 m2. Leur gestion oscillait entre la ville et l’État : construits aux frais de la municipalité en 1786, ils furent cédés à l’État en 1811 avant d’être réintégrés au domaine militaire en 1814. Leur valeur était estimée à 4 800 francs en 1833.

La guerre de 1870 et l’évolution de l’artillerie (portée accrue, précision) rendirent les fortifications de Bitche obsolètes. Les portes, condamnées à partir de 1872, furent démolies pour faciliter la circulation, sauf celle de Strasbourg, contournée par le trafic moderne. Son inscription en 1930 souligne son importance patrimoniale, liée à l’histoire militaire lorraine et aux stratégies défensives de Vauban à Schneider.

Liens externes

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