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Porte de ville de Fourcès dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine défensif Patrimoine urbain Porte-de-ville
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
32250 Fourcès, D114

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Percement initial
Fin XIIIe - début XIVe siècle
Construction de la tour
XVe siècle (règne de Louis XI)
Restauration des défenses
Fin XVe - début XVIe siècle
Modifications architecturales
XVIIe siècle
Installation de l’horloge
1937
Protection patrimoniale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour et passage voûté : inscription par arrêté du 13 mai 1937

Personnages clés

Charles VII - Roi de France Ordonna la destruction du château adjacent.
Louis XI - Roi de France Rétabli les défenses du village.

Origine et histoire de la Porte de ville

La tour-porte de Fourcès, édifiée à l’ouest du village, marque l’extrémité de la rue de l’Horloge et s’intègre à l’enceinte semi-circulaire construite pendant la guerre contre les Anglais (guerre de Cent Ans). Elle se compose d’un passage voûté en berceau brisé, désaxé par rapport à la porte en plein-cintre d’origine, suggérant une construction en deux phases : un premier percement au XIIe siècle (porte interne), suivi de l’érection de la tour entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle. Les vestiges architecturaux, comme les trous de boulin et les corbeaux, indiquent une structure en bois disparue, tandis que les ouvertures de tir et la fenêtre trilobée révèlent son rôle défensif.

La tour a subi des modifications majeures, notamment sous Louis XI (XVe siècle) après la destruction du château adjacent ordonné par Charles VII à la fin de la guerre de Cent Ans. Les pierres grises de l’Agenais, utilisées pour des reprises partielles à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, distinguent ces ajouts. Dès le XVIIe siècle, la tour abrite l’horloge municipale, devenant le « beffroi » du village, comme en témoignent les archives locales (Fonds Loubès). Les piédroits des portes ont été élargis à l’Époque contemporaine pour faciliter le passage des charrettes.

Classée à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1937, la tour-porte conserve des énigmes architecturales, comme des « coups de sabre » inexpliqués dans la maçonnerie. Son toit en pavillon, surmonté d’un clocheton en bois, et son escalier en colimaçon accolés à une échelle de meunier illustrent les adaptations successives. Bien que propriété communale, son intérieur n’a pas fait l’objet d’études archéologiques approfondies, laissant certaines phases de construction dans l’ombre.

Liens externes

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