Percement initial XIIe siècle (≈ 1250)
Première porte en plein-cintre intégrée.
Fin XIIIe - début XIVe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour Fin XIIIe - début XIVe siècle (≈ 1425)
Édification en avant de la porte existante.
XVe siècle (règne de Louis XI)
Restauration des défenses
Restauration des défenses XVe siècle (règne de Louis XI) (≈ 1550)
Reconstruction après destruction ordonnée par Charles VII.
Fin XVe - début XVIe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales Fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Utilisation de pierre grise de l’Agenais.
XVIIe siècle
Installation de l’horloge
Installation de l’horloge XVIIe siècle (≈ 1750)
Devenue « tour de l’horloge » (archives).
1937
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale 1937 (≈ 1937)
Inscription à l’Inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour et passage voûté : inscription par arrêté du 13 mai 1937
Personnages clés
Charles VII - Roi de France
Ordonna la destruction du château adjacent.
Louis XI - Roi de France
Rétabli les défenses du village.
Origine et histoire de la Porte de ville
La tour-porte de Fourcès, édifiée à l’ouest du village, marque l’extrémité de la rue de l’Horloge et s’intègre à l’enceinte semi-circulaire construite pendant la guerre contre les Anglais (guerre de Cent Ans). Elle se compose d’un passage voûté en berceau brisé, désaxé par rapport à la porte en plein-cintre d’origine, suggérant une construction en deux phases : un premier percement au XIIe siècle (porte interne), suivi de l’érection de la tour entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle. Les vestiges architecturaux, comme les trous de boulin et les corbeaux, indiquent une structure en bois disparue, tandis que les ouvertures de tir et la fenêtre trilobée révèlent son rôle défensif.
La tour a subi des modifications majeures, notamment sous Louis XI (XVe siècle) après la destruction du château adjacent ordonné par Charles VII à la fin de la guerre de Cent Ans. Les pierres grises de l’Agenais, utilisées pour des reprises partielles à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, distinguent ces ajouts. Dès le XVIIe siècle, la tour abrite l’horloge municipale, devenant le « beffroi » du village, comme en témoignent les archives locales (Fonds Loubès). Les piédroits des portes ont été élargis à l’Époque contemporaine pour faciliter le passage des charrettes.
Classée à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1937, la tour-porte conserve des énigmes architecturales, comme des « coups de sabre » inexpliqués dans la maçonnerie. Son toit en pavillon, surmonté d’un clocheton en bois, et son escalier en colimaçon accolés à une échelle de meunier illustrent les adaptations successives. Bien que propriété communale, son intérieur n’a pas fait l’objet d’études archéologiques approfondies, laissant certaines phases de construction dans l’ombre.